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 Les capitalistes doivent payer !

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Le Gauchiste
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MessageSujet: Les capitalistes doivent payer !   Dim 15 Mar - 3:12

Les capitalistes doivent payer !

Chaque jour apporte son lot de faits contredisant les déclarations rassurantes de la veille. Il en va ainsi du discours de B. Obama devant le Congrès, le 24 février, à propos d'un troisième plan de sauvetage des capitalistes, pour plus de 700 milliards de dollars cette fois. Ce discours est à relier à l'explosion du déficit budgétaire US qui devrait atteindre cette année 1 700 milliards de dollars, soit 10% du PIB du pays, alors que la récession y est déjà de 6,2% en rythme annuel. Pour le quatrième mois consécutif, plus d'un demi-million de travailleurs ont été licenciés aux USA.

C'est alors que, le 26 février, la Royal Bank of Scotland, dixième banque au monde selon Forbes, avoue 27 milliards d'euros de pertes. Le lundi 2 mars, c'est le premier assureur au monde, AIG, « nationalisé » en septembre 2008 par l'administration Bush, qui annonce plus de 60 milliards de dollars de pertes en un seul trimestre, près de 100 milliards sur l'année 2008. Dans la foulée, HSBC, première banque au monde, lance une augmentation de capital de 14 milliards d'euros pour faire face aux conséquences d'une crise dont la banque ne cessait de clamer qu'elle ne l'affectait pas ! Faut-il également rappeler le brusque ralentissement de l'économie au Japon, seconde puissance impérialiste, et en Chine ou en Russie ? Non seulement la crise n'est pas terminée mais, au contraire, elle commence à peine à montrer tous ses effets.

Pourtant, N. Sarkozy date le début de la crise de la faillite de Lehmann Brothers, le 15 septembre 2008, alors que la Banque des règlements internationaux (la BRI, « banque centrale des banques centrales »), le date, elle, du... 9 août 2007(1) ! Cela n'empêche pas Sarkozy d'affirmer, lors de son allocution télévisée au soir du « sommet social » de l'Elysée, le 18 février : « Nous sommes au milieu de la crise. La France résiste plutôt mieux que beaucoup d'autres ce qui me conduit à penser que la France à tout pour s'en sortir plus vite, pour en sortir plus forte à la condition de ne pas refaire les erreurs du passé. ».

Tout d'abord, contrairement aux affirmations de Sarkozy, « nous » ne sommes pas « au milieu » et encore moins au cœur de la crise. Certes, dans ce pays, le rythme des licenciements n'est « que » de la moitié de celui des USA, soit quand même 90 000 chômeurs de plus en janvier (voir p. X) ; mais ce rythme s'accélère. Cette phrase donne cependant la mesure des ambitions de la bourgeoisie française, celle-ci cherchant à prendre appui sur le choc de la crise pour imposer toutes les contre-réformes qu'elle a dû différer face aux mobilisations ouvrières et jeunes de ces dernières décennies. L'objectif des capitalistes est clair : diminuer le coût du travail pour exporter plus et importer moins, ceci dans le but avoué d'ouvrir de nouveaux débouchés à leurs entreprises, tout en reconstituant leurs profits. Or, il y a deux objections à cette « vision » de l'économie.

La première objection est que chaque Etat capitaliste va dans la même direction. Les efforts de l'un sont menacés d'être annihilés par les efforts des autres. Depuis que le capitalisme a atteint les limites de cette petite planète, et depuis sont entrée dans l'impérialisme -époque des guerres et des révolutions- il ne peut en être autrement. Aussi, sous la pression de la crise, la zone de libre échange que constitue l'UE est de plus en plus le terrain de l'affrontement entre les Etats qui la composent. A l'échelle du monde, seules les dépenses parasitaires permettent de repousser les échéances, et on a vu où a mené l'effondrement de la gigantesque pyramide de capitaux fictifs accumulés par les spéculateurs.

La seule issue pour les capitalistes devient alors l'affrontement militaire, plus ou moins généralisé, pour un nouveau partage du monde, pour l'accès aux ressources et aux débouchés. La crise capitaliste relancera inéluctablement l'industrie militaire, celle-ci constituant un volant d'entraînement essentiel d'une économie parasitaire, mais au risque d'une montée des tensions inter-impérialistes à un niveau jamais atteint.

La seconde objection vient de ce que, pour mettre en oeuvre une telle « politique », la bourgeoisie doit l'imposer à la classe ouvrière. Et là, les capitalistes sont loin d'avoir gagné, malgré le chantage odieux de la baisse assurée des salaires contre un maintien éventuel des emplois. Ce n'est pas un hasard si, le 18 février, N. Sarkozy n'a en aucun moment fait allusion à la grève générale en Guadeloupe et à la Martinique (voir page Y), cela quelques heures seulement après avoir rencontré les directions syndicales et les représentants des patrons. La raison est simple : les travailleurs de Guadeloupe ont d'ores et déjà remporté une victoire essentielle : leur mobilisation dans l'unité a permis de porter un coup important à l'intransigeance du gouvernement et du MEDEF. Les travailleurs de Guadeloupe ont contraint l'Etat à intervenir au plus haut niveau, ce à quoi le gouvernement se refusait prétendant que les négociations ne concernaient que « les partenaires sociaux ». Ceci pourrait bien ouvrir une brèche pour tous.

Aussi, L. Parisot, la présidente du MEDEF, ne décolère pas qu'une hausse des salaires, certes modeste, limitée et compensée par des aides en argent public, aient été acceptées par d'autres organisations patronales et par l'Etat. Elle ne décolère pas qu'un accord puisse s'appliquer sans la signature du MEDEF, alors que pendant des décennies, des syndicats ouvriers minoritaires ont rendu possible des remises en causes s'imposant à tous les travailleurs !

Certes, le gouvernement ainsi que les appareils syndicaux et politiques de « gauche » ont tout fait pour empêcher que la jonction se fasse dans la grève générale entre la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, la « métropole », dans le cadre du succès de la mobilisation du 29 janvier et dans celui de la mobilisation grandissante de l'éducation nationale et chez les étudiants (voir notre dossier). Le gouvernement a tout fait pour remettre en selle les élus de Guadeloupe, auxquels la situation avait échappé ; le gouvernement et ses thuriféraires, les officines à sa solde, ont tout fait pour dénigrer les grévistes et déstabiliser les dirigeants du LKP. Pourtant, à l'issue de la quatrième semaine de grève, un sondage BVA montre une opinion soutenant le mouvement en Guadeloupe à... 78% ! Oui, la peur est en train de changer de camp.

Depuis des mois le Premier ministre, F. Fillon, et son gouvernement lancent des appels à l'union nationale face à la crise ; le gouvernement et le MEDEF ne cessent d'expliquer qu'on ne peut pas demander aux « entreprises » de l'argent qu'elles n'ont pas. Les travailleurs de Guadeloupe ont montré la seule réponse possible à ce chantage et à cette propagande : la lutte des classes, la grève générale.

Si les entreprises n'ont « plus d'argent », c'est que cet argent a été distribué sous forme de dividendes aux actionnaires. Si les caisses de l'Etat son vides, c'est que les baisses d'impôts se sont multipliées ; elles sont destinées à justifier les coupes sombres dans les dépenses des services publics ; elles ont rapporté près de 15 milliards d'euros aux mêmes actionnaires en 2008.

Les actionnaires, les capitalistes, ont utilisé ces montants gigantesques pour spéculer, ils en ont perdu une partie, mais ils restent toujours propriétaires des moyens de production, ils en détiennent les titres de propriété. Faire payer la crise du capitalisme par les capitalistes, c'est leur retirer cette propriété et non pas les aider à la conserver. Il n'y a pas de réponse « keynésienne » à la crise capitaliste. La réponse, c'est la nationalisation sous contrôle ouvrier des banques et des grandes entreprises, sans indemnités ni rachat de leurs actions. Faire payer la crise aux capitalistes, c'est réorienter l'économie à l'échelle du monde pour satisfaire les besoins sociaux. C'est aller vers le socialisme.

(1) Voir le rapport de la BRI de juin 2008
- http://www.bis.org/publ/arpdf/ar2008_fr.htm



source



...Il y a une nette différence entre cette prose-là et celle des pseudo trotskystes de LO et du POI (je ne mentionne même pas le NPA: il n'a plus rien à voir avec le trotskysme).
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MessageSujet: Re: Les capitalistes doivent payer !   Dim 15 Mar - 16:16

Le Gauchiste a écrit:


...Il y a une nette différence entre cette prose-là et celle des pseudo trotskystes de LO et du POI (je ne mentionne même pas le NPA: il n'a plus rien à voir avec le trotskysme).

L'autre jour j'ai vu Olivier Besancenot dire à la tv qu'il n'a jamais été "trotskyste", c'est déjà sa il le reconnait! Sinon pour la LCR en Belgique, ils sont plutôt "alter-mondialiste" d'ailleurs ils ont plus ou moins le contrôle de toute cette mouvance en Wallonie. D'ailleurs la plupart des dirigeants sont membres d'ATTAC... Pour moi ils sont juste de gauche, et pas d'extrême gauche.
Sinon vis à vis du texte quant il parle de "nationalisation sous contrôle ouvrier", reste à voir ce qu'ils entendent par là...
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Le Gauchiste
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MessageSujet: Re: Les capitalistes doivent payer !   Lun 16 Mar - 17:56

sherk a écrit:
Sinon vis à vis du texte quant il parle de "nationalisation sous contrôle ouvrier", reste à voir ce qu'ils entendent par là...

Les grands esprits se rencontrent! Je n'ai pas trop compris, moi non plus, le sens de cette revendication... Parce que, si des nationalisations se font "sous contrôle ouvrier", ça signifie, implicitement, que la classe ouvrière n'est pas au pouvoir, qu'elle se contente de surveiller les activités d'autres personnes (les bourgeois?). Il ne saurait donc s'agir que d'une étape transitoire...
D'ailleurs, le terme "nationalisation" est lui-même problématique, ce qui est présenté comme appartenant à la Nation étant, le plus souvent, entre les mains d'une minorité (de bourgeois ou de bureaucrates). Peut-être faut-il lui préférer le terme "socialisation"...
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MessageSujet: Re: Les capitalistes doivent payer !   Lun 16 Mar - 19:35

Le Gauchiste a écrit:

D'ailleurs, le terme "nationalisation" est lui-même problématique, ce qui est présenté comme appartenant à la Nation étant, le plus souvent, entre les mains d'une minorité (de bourgeois ou de bureaucrates). Peut-être faut-il lui préférer le terme "socialisation"...


Socialisation est en effet un terme plus approprier... Où alors le contrôle est aux mains d'une poignée de bureaucrates, pas des ouvriers!
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