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 Barack Obama: l'effroyable imposture

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Le Gauchiste
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Nombre de messages : 284
Date d'inscription : 07/04/2006

MessageSujet: Barack Obama: l'effroyable imposture   Lun 8 Déc - 20:21

Barack Obama : l’effroyable imposture




« Je ne suis pas raciste, j’ai un ami noir… »
(discussion de café du commerce)



« Le fascisme de naguère, ne fût-ce qu’à travers la dégénérescence de la rhétorique, rendait différent, alors que le nouveau fascisme – qui est tout autre chose – ne rend plus différent : il n’est plus rhétorique sur le mode humaniste, mais pragmatique sur le mode américain. Son but est la réorganisation et le nivellement brutalement totalitaire du monde. »
Pier Paolo Pasolini (1974) [1]


« Voyez-vous, le capitalisme n'est pas fondamentalement raciste; il peut exploiter le racisme pour ses fins, mais le racisme ne lui est pas intrinsèque. Le capitalisme veut fondamentalement que les gens soient des engrenages interchangeables, et les différences entre eux, telles que les différences raciales, ne sont d'habitude pas fonctionnelles. Ou elles peuvent l'être pour un temps, comme quand on veut une main-d'œuvre sur-exploitée, par exemple, mais ces situations sont plutôt anormales. Sur une longue période, vous pouvez vous attendre à ce que le capitalisme soit anti-raciste, précisément parce qu'il est anti-humain. Et la race est en fait une caractéristique humaine - il n'y aucune raison pour qu'il s'agisse d'une caractéristique négative, mais c'est une caractéristique humaine. C'est pourquoi les identifications basées sur la race interfèrent avec l'idéal capitaliste de base selon lequel les gens devraient être disponibles juste comme consommateurs et producteurs, des engrenages interchangeables qui achèteront toute la camelote qui est produite: c'est à cela qu'ils servent en fin de compte, et toute autre propriété qu'ils pourraient avoir est plutôt inintéressante – et même une nuisance d’habitude. »
Noam Chomsky (1989) [2]



Une approche rationnelle, basée sur l’Histoire, des élections américaines du 4 novembre 2008 amène à cette prévision: la victoire de Barack Obama n’apportera rien de bon aux masses exploitées du monde entier.
Obama est membre du Parti démocrate – qui est, tout autant que le Parti républicain, au service de la bourgeoisie américaine. A ceux qui en douteraient encore, rappelons brièvement quelques « prouesses » des précédents chefs d’Etat démocrates :
- sous la présidence d’Harry S. Truman, du 12 avril 1945 au 20 janvier 1953 : bombardements de Tokyo (plusieurs dizaines de milliers de victimes civiles) bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, soutien aux fascistes en Grèce, création de la Central Intelligence Agency (CIA), développement de la bombe H, intervention militaire en Corée (plusieurs millions de victimes)
- sous la présidence de John F. Kennedy, du 20 janvier 1961 au 22 novembre 1963 : doublement du nombre de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux, renforcement des unités de lutte anti-guérilla, tentative de renversement du gouvernement castriste (débarquement de la baie des Cochons), envoi des premières troupes américaines au Vietnam
- sous la présidence de Lyndon B. Johnson, du 22 novembre 1963 au 20 janvier 1969 : répression violente des émeutes dans les ghettos noirs, intensification de la guerre au Vietnam (plusieurs millions de victimes vietnamiennes), soutien au général indonésien Suharto dans sa « chasse aux rouges » (500 000 à 1 000 000 de personnes assassinées), soutien à la dictature du Shah d’Iran
- sous la présidence de Jimmy Carter, du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981 : soutien aux islamistes luttant contre le régime pro-soviétique en place à Kaboul puis contre l’Armée Rouge, soutien à l’invasion du Timor-Oriental par l’armée indonésienne (environ 200 000 morts sur une population de moins d’un million d’habitants)
- sous la présidence de Bill Clinton, du 20 janvier 1993 au 20 janvier 2001 : interventions militaires en Somalie et à Haïti, bombardements du Soudan et de l’Afghanistan le 20 août 1998 (mais poursuite de l’aide américaine aux talibans), guerre contre la Serbie en 1999, agressions régulières contre l’Irak et maintien de l’embargo sur ce pays – qui a coûté la vie à 500 000 enfants irakiens
… Obama s’inscrit parfaitement dans la lignée de ces présidents : sur l’échiquier politique français, il serait classé à droite. L’adjectif « socialiste » est, pour lui, une insulte. S’il veut retirer des troupes d’occupation d’Irak, c’est… pour les transférer en Afghanistan [3]. Ses prises de position en faveur du « Tibet » ou du « Darfour » ne sont que la traduction en discours sur les « droits de l’Homme » des intérêts des multinationales américaines. Selon lui, « un nouvel esprit de sacrifice et de service est nécessaire » qui exige que les Américains soient déterminés « à s’y mettre, à travailler plus dur » . En bref : le programme habituel de la Réaction… Grand partisan de l’ordre (bourgeois), il ne cesse d’appeler les Américains à réaliser une immonde unité nationale. De plus, il ne rate pas une occasion de mettre en avant sa foi (chrétienne, en l’occurrence). Enfin, ce n’est pas par philanthropie que de grands groupes capitalistes ont financé la campagne électorale d’Obama – une des plus coûteuses de l’Histoire – à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars, mais bien parce qu’ils en attendent un retour sur investissement.

Au vu du profil politique d’Obama, on comprend aisément pourquoi, comme l’ont souligné les meRdias, les Républicains se sont montrés particulièrement bons perdants. Pour G. W. Bush, les Américains « ont choisi un président qui représente un triomphe dans l'histoire des Etats-Unis, un hommage au travail acharné, à l'optimisme et à la foi dans la promesse immuable qu'offre notre pays. » Voila comment réhabiliter à peu de frais le pitoyable « rêve américain »…
Quant à John McCain, il a affirmé tout son « respect pour le sénateur Obama » qui « a su lever l'espoir » et il s’est engagé à coopérer avec le nouveau président. Heureuse coïncidence : Obama a justement annoncé qu’il souhaitait « travailler » avec les Républicains [4]… Ceux-ci, en tant que membres de la bourgeoisie, ont d’autres raisons de se réjouir de… leur défaite. En effet, ils peuvent raisonnablement espérer que la victoire d’Obama va « endormir » les exploités (qu’ils soient Noirs ou pas) pendant un certain temps. Thomas Friedman, journaliste au New-York Times [5], est de cet avis : il estime que « la guerre civile américaine a pris fin » le 4 novembre dernier… Si ce pronostic s’avère exact, la bourgeoisie américaine n’aura plus besoin d’envoyer sa police, voire son armée, écraser dans le sang les soulèvements de la population pauvre... Les partisans de la « démocratie » du monde entier pourront alors remercier Obama, parce que les dizaines de personnes assassinées par les forces de répression à Los Angeles, en 1965 [6] comme en 1992, ça faisait mauvais genre pour le « gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple » (selon la formule d’Abraham Lincoln)…
Et si le nouveau président, pris de folie, se risquait à mener des politiques « socialisantes », on peut d’ores et déjà prédire ce qui arriverait : les dirigeants de la « communauté » noire « s'opposer[aie]nt vigoureusement à toute velléité de remplacer les critères raciaux par des critères sociaux.» [7]

L’engouement pour Obama a largement dépassé les seuls Etats-Unis. Du Kenya, dont son père est originaire, jusqu’à la ville d’Obama au Japon, des explosions de joie ont eu lieu… Quant au cynique Hamid Karzaï, président de la République islamique afghane et accessoirement marionnette de l’impérialisme américain, il s’est permis de dire que la victoire d’Obama faisait entrer le monde dans une « ère nouvelle » au moment même où il annonçait à « son » peuple qu’une quarantaine de civils avaient été assassinés par l’OTAN lors du bombardement d’un village de la province de Kandahar…
L’Obamania ne s’est pas arrêtée aux frontières françaises (contrairement au nuage radioactif) : toutes les forces du Système – partis, syndicats, meRdias, etc. – ont applaudi l’élection d’Obama. Dans cette période où elle s’attaque à tous nos acquis sociaux, la bourgeoisie a plus que jamais besoin de mettre en avant des « bonnes causes » bien consensuelles [8], pour entretenir le plus longtemps possible chez les exploités l’illusion qu’ils ont des intérêts communs avec la classe dominante.
Pour le MERDEF, l’accession d’Obama au pouvoir est « historique » . Pour sa présidente Laurence Parisot, « cette élection prouve l'extraordinaire capacité de l'Amérique à se réinventer et être toujours à la pointe de la modernité. […] C'est la victoire de la jeunesse et de la diversité. C'est l'image d'une Amérique qui croit en elle-même et qui adresse par cette élection un message d'espoir au monde. » Comme c’est attendrissant…
Jean-Marie Le Pen, lui, nous a ressorti la sempiternelle rengaine je-ne-suis-pas-raciste... Il a félicité Obama, et affirmé : « Cela me choque d'autant moins que la première fois que j'ai été élu député en 1956, mon deuxième de liste était un noir […] C'était une espèce de mélange d'Obama et de McCain, parce que d'abord il était noir [...] et c'était un héros de la deuxième guerre mondiale. […] j'avais fait la synthèse 50 ans avant […] dans ce domaine-là [...] je n'ai pas de leçons à recevoir. »
Même réaction que Le Pen du côté de ses frères jumeaux de SOS racisme [9], qui ont salué un « moment historique » , avec en plus une abjecte tentative de couvrir les crimes de l’impérialisme américain : « [Obama] apparaît comme étant en situation de construire un monde davantage axé sur la coopération et sur le multilatéralisme et dans lequel les Etats-Unis porteront, face à tous les intégrismes et les forces d'oppression, un message de liberté et de démocratie.» [10] C’est bien connu : les dirigeants américains n’ont jamais soutenu aucun intégrisme (pas l’islamisme en Afghanistan ou dans les Balkans, par exemple) ni aucune force d’oppression (pas la monarchie absolue saoudienne ou la Turquie ou la moitié des républiques bananières africaines [11], par exemple) et ils sont bien placés pour délivrer « un message de liberté et de démocratie » …ce que, d’ailleurs, ils ont déjà commencé à faire en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo ! Quant à la « coopération » et au « multilatéralisme » évoqués dans ce communiqué de presse de SOS racisme, ils n’ont rien de concepts « progressistes ». Cela consiste principalement, pour les Etats-Unis, à trouver des pays prêts à s’engager militairement à leur côté, de façon à partager avec d’autres les pertes en soldats (qui, depuis la guerre du Vietnam, sont mal vues aux States). A ce titre, la guerre menée contre l’Irak en 1991 est l’archétype de la « coopération » et du « multilatéralisme » américains : une coalition de 34 pays et plus de 900 000 militaires qui, avec la bénédiction des Nations unies, ont « libéré » le Koweït du dictateur Saddam Hussein pour le rendre à son possesseur « légitime », Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, autre dictateur – non sans avoir, au passage, massacré plusieurs dizaines de milliers de civils irakiens.
Les sociaux-démocrates ont unanimement salué la victoire d’Obama, tenant des propos tous plus délirants les uns que les autres – du « monde qui vient de franchir un nouveau cap » de Marie-Ségolène Royal au « message de paix, de justice et de fraternité » de Martine Aubry. Particulièrement en forme, Kofi Yamgnane [12] a osé un « c'est la révolution par les urnes. C'est beau la démocratie. » Yamgnane le prestidigitateur vient d’essayer de faire disparaître d’un coup de baguette magique environ 70 millions ( !!) d’abstentionnistes [13]. En outre, la démocratie dont ce clown fait l’apologie n’est rien d’autre que la dictature du Capital plus les bulletins de vote [14].
L’extrême-gauche avait déjà touché le fond récemment en soutenant les armées blanches tibétaines, mais elle continue de creuser. Besancenot s’est félicité « de la claque magistrale que les républicains viennent de recevoir.» [15] Lutte Ouvrière « avait le cœur serré face à l'émotion des Noirs américains » [16]. L’ancienne fraction de LO (récemment exclue par la secte dont elle continue néanmoins à se réclamer) annonçait avant les élections : « la défaite de John McCain ne pourrait bien sûr que nous réjouir. » [17] Les différentes orgas se sont positionnées ainsi essentiellement pour les mêmes (mauvaises) raisons qui les poussent à soutenir, ici-même, la gauche gouvernementale : volonté idiote de ne pas se « couper des masses » [18] et préférence pour le « moins pire » des deux candidats ayant une chance de l’emporter [19]. Mais il y a plus grave encore : l’élection d’Obama sert de prétexte à la classe dominante pour tenter de noyer définitivement la question sociale sous un flot de discours convenus sur le thème de la « diversité » … Une manœuvre face à laquelle l’extrême-gauche ne réagit pas, quand elle ne lui apporte pas carrément son appui [20].
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Lun 8 Déc - 20:21

« De ridicules arguties en palabres abscons et par le biais des crétins qu’elle a placés aux manettes des innombrables spécialisations nécessaires à son omnipotence, la classe au pouvoir diffuse un discours négationniste affirmant sa volonté d’en finir avec l’insupportable lutte des classes tout en annonçant l'ignominieuse pratique appropriée à ce dessein. Cela signifie concrètement la mort des libertés arrachées depuis 1789 en France et dans le monde entier. Sur les sentiers de l’abattoir, l’individu ne doit plus être apte à se considérer libre de penser et d’agir, mais se définir comme membre d’une communauté ethnique ou religieuse et ainsi se soumettre aux fatalités qu’on lui dicte, dès lors, si facilement. Dans des conditions de survie se dégradant à l’extrême, le contrôle des consciences est de cette sorte plus efficace qu’aucun autre. »
Rapaces [21]



L’extrême-gauche a plus ou moins conscience que le poison raciste divise les exploités en les dressant les uns contre les autres sur des critères ethniques et/ou religieux. Mais elle ne semble pas s’être rendue compte que le pseudo antiracisme en provenance de la classe dominante a exactement le même objectif. Que la bourgeoisie et ses relais évoquent les Noirs/Arabes/musulmans/etc. pour leur reprocher de voler le travail des Français, d’être terroristes, délinquants, mal intégrés… ou bien pour regretter qu’ils soient sous-représentés en politique, dans les grandes écoles, dans les meRdias, etc., le résultat est le même : l’attention est focalisée sur la couleur de peau ou la religion, les raisonnements en termes de classes sociales sont laissés de côté et la France d’en haut peut continuer à faire de l’oseille en dormant.
Le but du matraquage meRdiatique sur les « minorités visibles » étant d’assoir définitivement la légitimité des communautarismes – ces dérivatifs classiques mais efficaces à la guerre de classe – on comprend très bien pourquoi, le gouvernement et ses laquais font preuve d’un soudain zèle « antiraciste ». Pour Rama Yade, la secrétaire d’Etat à on ne sait trop quoi, la victoire d’Obama doit « sonner le moment de la mobilisation » pour davantage de diversité dans la classe politique française. De plus, les meRdias ont annoncé, comme si cela avait une quelconque importance, la nomination d’un préfet noir d’origine camerounaise ; et le CSA a constaté que la diversité à la télévision n’avait progressé que d’un point en dix ans, jugeant cela « inacceptable » .
Suite à la victoire d’Obama, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a demandé – et obtenu – que certains de ses membres soient reçus à l’Elysée par Cédric Goubert, le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy. Durant cet entretien, la délégation du CRAN a plaidé pour la fin des « listes monocolores » aux élections et la mise en place de ce qu’elle appelle une « action positive » , ainsi que pour des « statistiques de la diversité » – soit, en clair : un recensement de la population selon des critères ethniques (ou prétendus tels). Rajoutons qu’à cette occasion, Patrick Lozès président du CRAN s’est illustré par une sortie bien réac au sujet de la suppression de certaines commémorations, se demandant : « Cela ne serait pas digne de rappeler que l'Etat français a une responsabilité dans la déportation des juifs? Ce ne serait pas digne de célébrer les harkis qui se sont battus pour la France? » Placer sur le même pied un rappel (effectivement indispensable) de la collaboration de l’Etat français avec les nazis et un autre du rôle qu’on joué les harkis dans le combat colonialiste pour l’ « Algérie française », il fallait le faire ! Il n’est pas venu à l’esprit de ce Lozès que les harkis étaient justement à l’Algérie luttant pour son indépendance ce qu’étaient les suppôts de Vichy à la France occupée ? A voir comment les communautarismes sont à la fête depuis les présidentielles américaines, il est logique que le Conseil Représentatif des Institution juives de France (CRIF) – dont le CRAN s’inspire et avec lequel il coopère – ait lui aussi salué la victoire d’Obama, avec l’espoir à peine caché qu’il déclarera la guerre à l’Iran [22].
Face à cette déferlante communautariste, l’extrême-gauche – qui essaye pourtant parfois de faire croire qu’elle rejette le Système – a surtout brillé par… son conformisme, présentant le vote Obama comme progressiste voire subversif. Pour Besancenot, « la victoire de Barack Obama est vécue comme une victoire symbolique majeure contre le racisme. Une page se tourne. » [23] Quelle page ? Arlette Laguiller voit dans la victoire d’Obama le signe de « l'échec du camp qu'incarnait le duo McCain et sa très réactionnaire colistière Palin, le camp du conservatisme social » [24]. Ah bon ? Donc Obama serait le camp du progrès social ?
Besancenot et Laguiller semblent se « contenter » d’apporter épisodiquement leur pierre à l’édifice de propagande ethniciste et/ou pro-religieuse mis en place par la bourgeoisie. Mais d’autres, à l’extrême-gauche, vont plus loin dans cette sale besogne : ainsi, des pseudo révolutionnaires ont spontanément apporté leur caution au mouvement des Indigènes de la république (MIR)… Il n’est pourtant pas besoin de se pencher longtemps sur les textes commis par cette association [25] pour s’apercevoir de sa nature ultra-réactionnaire.
Dénonçant « l’épidémie laïque » [26 ] qui sévirait en Europe, les « Indigènes » plaident pour un « Islam progressiste et populaire » [27]. Certains RG d’origine maghrébine ayant perdu leur habilitation « Secret Défense », ils se sont même récemment plaints de l’ « islamophobie » dans les Renseignements Généraux [28]… Vous avez bien compris : les Indigènes de la République revendiquent, pour les Français d’origine maghrébine [29], le droit d’être des flics comme les autres. Sa porte-parole Houria Bouteldja s’est signalée en affirmant qu’il fallait « éduquer » les « souchiens » , c’est-à-dire les « « « « Français de souche » » » »… Il existerait donc des « Français des souche » qu’il faudrait opposer aux étrangers/Français d’origine étrangère ?!! C’est Sarközy et Le Pen qui vont être contents ! Peu au fait des réalités proche-orientales, Bouteldja voit dans le Hamas un « mouvement de résistance » et dans le cheik Yassine « un anticolonialiste qui a lutté contre le colonialisme israélien » [30] et qui est le « bienvenu » . Les « déchets du gauchisme […] s’attachent à focaliser tactiquement leur regard pseudo contestataire » [31] sur le conflit en Palestine : leur objectif étant d’exacerber les communautarismes, la présence en France de centaines de milliers de juifs et de millions d’arabes leur laisse espérer une possible importation dans l’Hexagone du conflit entre Israël et les Palestiniens. Pourtant, la connaissance de l’histoire et de l’actualité de la région amènent logiquement à une toute autre conclusion : la grille de lecture en termes ethnico-religieux, si chère aux « Indigènes », est particulièrement inadaptée au conflit israélo-palestinien [32].
De manière très contradictoire, le MIR ne cesse de se plaindre que les Arabes/Noirs/musulmans soient victimes de discriminations de la part de l’ « Etat colonial » français mais, simultanément, déteste Rachida Dati, Fadela Amara et les autres membres du gouvernement issus des « minorités visibles » [33]. C’est que Dati, Amara et Cie constituent le démenti vivant de l’imbécile et dangereuse théorie essentialiste chère aux « Indigènes » – pour lesquels, l’Arabe/ Noir/musulman est, par définition (génétiquement ?), du « bon côté » : dans le camp du Bien, des progressistes, des révolutionnaires. Ainsi, si les « Indigènes » ne soutiennent pas Obama, c’est parce qu’il est – devinez quoi – un « Noir atténué » [34] (sic !). Pour les identitaires du MIR, puisqu’Obama est dans le mauvais camp, il ne saurait être « vraiment » noir [35]. Tel est le genre d’inepties dans lesquelles finissent par se vautrer ceux qui, jusque-là, croyaient qu’il y avait quelque chose de subversif à militer en faveur de l’affirmative action… Alors qu’à l’heure du politiquement correct, la « discrimination positive », loin d’être l’antithèse du racisme, est son nécessaire complément, sa contradiction officielle dans le spectacle.
Pour conserver le pouvoir, la bourgeoisie a accepté beaucoup d’évolutions... Que de différences entre l’actuelle classe dominante et celle d’il y a ne serait-ce que 50 ans ! Pour François Lonchampt et Alain Tizon, « la bourgeoisie [...] a compris que tout doit changer pour que rien ne change [36] Radicalisant le propos, le comité invisible estime que la bourgeoisie s’est niée en tant que classe [37].Dès lors que l’essentiel – l’Etat, la société de classes, la propriété privée des moyens de production – n’est pas en jeu, la bourgeoisie est prête à toutes les concessions. N’est-elle est pas déjà en train de se refaire une beauté, en remplaçant son personnel politique blanc et masculin par un autre plus adapté à l’air du temps ? Dans l’actuel gouvernement Sarközy, dont les maîtres mots sont « ouverture » et « diversité », il y a treize femmes dont deux maghrébines et une noire. Ce gouvernement n’en est pas moins le plus réactionnaire que la France ait connu depuis Vichy (où il est désormais de bon ton, pour Hortefeux, d’accueillir ses homologues européens dans le cadre de sommets sur l’immigration). Quant à la rhétorique de l’ « ouverture » et de la « diversité », particulièrement en vogue depuis l’élection d’Obama, elle vise à masquer une toute autre réalité : la chasse aux sans-papiers, les contrôles au faciès qui vont de pair, les centres de rétention et la criminalisation des opposants à la politique du lugubre ministère de l’immigration et de l’identité nationale.
Détourner l’attention des véritables problèmes, accroître l’atomisation des exploités par un renforcement des logiques communautaristes et identitaires : tels sont les objectifs de nos élites « obamaniaques ». Laissons à d’autres le rôle d’idiot utile de la bourgeoisie… par exemple, à cette extrême-gauche qui ne demandait qu’à tomber dans le piège de l’unité nationale tendu par la classe dominante et qui n’a pas manqué de se rallier au Consensus. A contre-courant de ce torrent de doublepensée, la lucidité révolutionnaire doit, elle, affirmer :

A bas le capitalisme, même prétendument antiraciste ! A bas la bourgeoisie, qu’elle soit blanche, noire ou verte à points rouges !
Prolétaires de tous les pays, finissons-en !


Dernière édition par Le Gauchiste le Jeu 11 Déc - 3:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Lun 8 Déc - 20:22

[1] Pier Paolo Pasolini, Écrits corsaires, Paris, Flammarion, 1987, p. 82.

[2] Propos reproduits dans Comprendre le pouvoir, L’indispensable de Chomsky, Premier mouvement, Bruxelles, Aden, 2005, p. 170.

[3] A ce sujet, Obama a déclaré le soir de sa victoire : « nous savons qu’il a de courageux américains qui se lèvent dans les déserts d’Irak et les montagnes d’Afghanistan pour risquer leurs vies pour nous » ( « we know there are brave americans waking up in the deserts of Irak and the moutains of Afghanistan to risk their lives for us » ). De tels propos en disent long sur sa vision du monde.

[4] Obama a même parlé d’intégrer des Républicains dans son gouvernement (dépêche AFP, mercredi 5 novembre, 17h16). Obama et McCain se sont rencontrés le 17 novembre. A cette occasion, Obama a réaffirmé qu’il voulait travailler avec McCain pour « remettre d’aplomb le pays. » Les deux hommes se sont fendus d’un communiqué commun où ils évoquent leur souhait de « travailler ensemble dans les jours et mois à venir » . Une preuve supplémentaire que Barack Mc Cain et John Obama (ou l’inverse), c’est blanc bonnet et bonnet blanc…

[5] Voir, dans les écrits de Noam Chomsky, de nombreux exemples de la servilité et de l’aveuglement idéologique dont est coutumier ce personnage.

[6] Sur les émeutes de Watts en 1965, voir le texte de Guy Debord intitulé Le déclin et la chute de l’économie spectaculaire marchande.

[7] Selon les termes de Charlton McIlwain, professeur à l'université de New York, cité dans le Monde du 5 novembre 2008.

[8] Bien consensuelles à première vue, mais bien puantes pour peu qu’on se donne la peine d’aller voir ce qui se cache derrière les discours de propagande. Pour ne citer que quelques exemples, la « révolution des roses » (Géorgie, 2003) et la « révolution orange » (Ukraine, 2004), présentées comme de courageux soulèvements contre des régimes tyranniques, étaient en fait des coups d’Etat fomentés par l’impérialisme américain dans le but d’intégrer ces pays à l’OTAN – bras armé du capitalisme – et à la dictature européiste. Plus récemment, on nous a rebattu les oreilles avec la « cause tibétaine », on oubliant « simplement » de nous signaler que le dalaï-lama et ses troupes sont financées par la CIA et que, bien plus que les violations des droits de l’Homme, ce que les pays occidentaux reprochent aux dirigeants chinois, c’est qu’ils mettent trop de temps à ouvrir certains secteurs économiques à la concurrence étrangère.

[9] Pour rappel, dans les années mêmes où le Parti « Socialiste » récupérait SOS racisme, François Mitterrand faisait pression sur les chaînes de télévision pour que Le Pen soit plus médiatisé, et changeait le mode de scrutin des législatives de 1986 afin d’assurer l’élection d’un maximum de députés FN. Mettant simultanément en scène le spectacle du fascisme et celui de l’antifascisme, le P « S » pouvait alors se refaire une santé à bon compte en se présentant comme le défenseur d’une « démocratie » prétendument menacée. Cet épisode illustre bien le rôle de gardien du temple capitaliste joué par la gauche.

[10] http://www.sos-racisme.org/L-election-d-Obama-un-moment.html

[11] L’autre moitié étant soutenue par la France (par exemple).

[12] Kofi Yamgnane est un homme politique franco-togolais, membre du Parti « Socialiste » depuis 1983. Il a exercé le mandat de conseiller régional de 1992 à 1997 et de député de 1997 à 2002. Il a aussi été secrétaire d’État en 1991-1992.

[13] Cela correspond à un taux d’abstention tournant autour de 38%.

[14] Pour pasticher Lénine, qui disait du communisme que c’était « les Soviets plus l’électricité » .

[15] http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article2629

[16] http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2102&id=34

[17] http://www.convergencesrevolutionnaires.org/spip.php?article1811

[18] Ces léninistes n’ont manifestement pas lu les écrits de leur dieu : « Nous commettons une faute en ne poussant pas assez les ouvriers sur cette voie commune à eux et aux ‘intellectuels’, de l’apprentissage révolutionnaire professionnel, en les tirant trop souvent en arrière par nos discours stupides sur ce qui est ‘accessible’ à la masse ouvrière, aux ‘ouvriers moyens’, etc.
Sous ce rapport aussi, l'étroitesse du travail d’organisation est en connexion indéniable, intime (bien que l’immense majorité des ‘économistes’ et des praticiens débutants n'en aient pas conscience) avec le rétrécissement de notre théorie et de nos tâches politiques. Le culte de la spontanéité fait que nous craignons de nous écarter même d'un pas de ce qui est ‘accessible’ à la masse; de nous élever trop au-dessus de la simple satisfaction de ses besoins directs et immédiats. Ne craignez rien, messieurs ! Souvenez-vous qu'en matière d'organisation, nous sommes si bas qu'il est absurde même de penser que nous
puissions nous élever trop haut ! » (Lénine, Que faire ?)

[19] Or, comme nous l’avons montré précédemment, les Démocrates ne constituent en rien un « moindre mal » par rapport aux Républicains – pas plus que le P « S » par rapport à l’UMP en France.

[20] C’est pour remercier la LCR, LO, etcetera, de ce genre de service rendu qu’à l’occasion de la campagne d’intox consécutive au sabotage de quelques caténaires de la SNCF, les journaputes ont tenu à préciser qu’il ne fallait pas confondre la gentille-nextrême-gauche avec les vilains-terroristes-d-ultragauche. Michèle Alliot-Marie elle-même a tenu à établir cette distinction, en affirmant que, contrairement à Besancenot, l’ultra-gauche refusait « le dialogue démocratique » (bigre !).

[21] Voir le communiqué numéro 14.

[22] http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=12350&returnto=articles_display/list&tg_id=2&artyd=9

[23] http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article2629

[24] http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2101&id=1

[25] L’actuelle association est en passe de devenir un parti politique : le P.I.R (parti des Indigènes de la république), « un parti de communautés et d’individus » dont un des objectifs sera la lutte contre « les forces blanches »

[26] http://bougnoulosophe.blogspot.com/2008/12/de-lpidmie-laque.html

[27] http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=133

[28] http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=280

[29] Qu’ils assimilent un peu rapidement à des musulmans : ne pourraient-ils pas être athées ?

[30] http://fr.wikipedia.org/wiki/Houria_Bouteldja#Proche-Orient
…Malheureusement pour Bouteldja, le Hamas est une création des services secrets israéliens, dans un contexte où les pays du bloc de l’Ouest misaient sur l’islamisme pour mettre en difficultés les « communistes » et les nationalistes. La première Intifada (1987) a éclaté sans le Hamas et celui-ci, comme les autres forces politiques palestiniennes, n’a apporté son soutien à l’insurrection que pour mieux la récupérer. Lors de la guerre contre l’Irak en 1991, le Hamas a même réussi l’exploit de ne pas prendre clairement position contre l’agression des Etats-Unis et de leurs alliés. Quant à Ahmed Yassine, formé chez les Frères musulmans, il n’a jamais été qu’un jouet entre les mains des dirigeants israéliens. Condamné à 12 ans de prison par Israël en 1984, il est libéré (chose très rare !) dès l’année suivante. De nouveau condamné, cette fois à la perpétuité, il est encore libéré (chose très très rare !) sur demande du Premier ministre israélien d’alors, l’homme politique d’extrême-droite Benjamin Netanyahou. Le but évident de la manœuvre était de renforcer le Hamas pour mettre en difficulté Arafat, et de prendre prétexte du terrorisme aveugle des fascistes verts pour justifier la non-application des accords d’Oslo (pourtant forts peu contraignants pour Israël).

[31] http://rapaces.zone-mondiale.org/pages/comm14.htm

[32] Ceux que l’on nomme « Arabes de Palestine » sont, pour une bonne part d’entre eux, les descendants des juifs qui vivaient en Palestine il y a 2000 ans. Ils ont simplement changé de religion, devenant majoritairement musulmans. Un chapitre de l’Histoire que relataient en ces termes David Ben Gourion (futur Premier ministre israélien) et Yitzhak Ben Zvi (futur président israélien) dans un ouvrage commun sur Israël : « L’origine des fellah [travailleurs agricoles] ne remonte pas aux conquérants arabes, qui soumirent Eretz Israël et la Syrie au VIIe siècle de notre ère. Les conquérants n’éliminèrent pas la population des laboureurs agricoles qu’ils y rencontrèrent. Ils n’expulsèrent que les souverains byzantins étrangers ; ils ne firent aucun mal à la population locale. Les Arabes ne se préoccupèrent pas d’implantation. Les fils des Arabes ne pratiquaient pas plus l’agriculture sur leurs lieux de résidence antérieure. [...] Quant ils faisaient la conquête de terres nouvelles, ils n’y cherchaient pas de nouveaux terrains en vue d’y développer une classe de paysans-colons qui d’ailleurs était presque inexistante aussi chez eux. Ce qui les intéressait dans leurs nouvelles conquêtes était d’ordre politique, religieux et financier : gouverner, diffuser l’islam et lever l’impôt. […] Venir prétendre qu’avec la conquête de Jérusalem par Titus et avec l’échec de la révolte de Bar Kokhba les Juifs cessèrent complètement de cultiver la terre d’Eretz Israel découle d’une ignorance totale de l’histoire d’Israël et de sa littérature de l’époque […] Le cultivateur juif, comme tout autre cultivateur, ne se laisse pas si facilement déraciner de son sol, qui regorge de la sueur de son front et de celui de ses ancêtres. […] La population paysanne [juive], en dépit de la répression et des souffrances, resta sur place fidèle à elle-même. » (propos cités dans un ouvrage très stimulant de l’historien israélien Schlomo Sand : Comment le peuple juif fut inventé ? , Paris, Fayard, 2008, cf. p. 260-261). Quant au fameux « Etat juif », il se montre tellement « souple » dans la définition de « qui est juif », et peut à ce titre s’installer en Israël, que des néonazis (souvent originaires de Russie et des pays d’Europe de l’Est) y commettent régulièrement des exactions. Voir à ce sujet, entre autres : http://www.lefigaro.fr/international/20070422.FIG000000393_des_cas_d_antisemitisme_dans_l_armee_israelienne.html http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1145961277267 http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1189411484435&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
… Voila pour ce qui est de la pseudo dimension ethnique du conflit. Quant à la peste religieuse, elle est tardivement venue se greffer sur un conflit qui au départ n’était que territorial. Le conflit en Palestine n’était pas initialement un affrontement entre juifs (intégristes) et musulmans (intégristes), il tend seulement à le devenir, sous la pression de charognards religieux dans le genre des « Indigènes ». Pour rappel : musulmans/chrétiens/athées vivaient en paix avec les juifs de Palestine avant les débuts de la colonisation sioniste (que la majorité des juifs vivant déjà sur place n’approuvait pas); les pères fondateurs du sionisme étaient peu religieux voire athées ; en Palestine, les premiers opposants au sionisme était surtout des chrétiens ; avant la seconde boucherie mondiale et la Shoah, la majorité des rabbins estimait que le sionisme était contraire aux prétendues prescriptions divines (certains rabbins défendent encore cette position aujourd’hui) ; après la création d’Israël, ce ne sont absolument pas des islamistes qui ont mené la lutte contre l’occupant, mais des nationalistes bourgeois (Fatah) et des révolutionnaires marxistes (FPLP) ; le célèbre guérillero palestinien Georges Habache était issu d'une famille chrétienne et Ilan Halevi, membre de l’OLP, est juif ; la plupart des sionistes ne sont pas juifs, mais chrétiens, et ils vivent en Amérique du Nord ; etcetera.

[33] Que l’on s’entende bien : il est possible et même souhaitable de mépriser ces personnalités politiques… Encore faut-il que ce soit pour de bonnes raisons ! Parce que ce sont des parvenues fascisantes, par exemple. Fadela Amara est proche du Cercle de l’Oratoire, un think tank français d’extrême-droite, dont font notamment partie Stéphane Courtois, André Glucksmann et son fils Raphaël, Pascal Bruckner, Jacques Tarnero, Élisabeth Schemla… Dati, qui se voyait bien en ministre de la « rénovation urbaine à coup de Kärcher » , a finalement obtenu le ministère de l’Injustice, où elle se signale par sa politique particulièrement réactionnaire. Il y a peu, elle a même déclaré qu’avoir la possibilité d’envoyer les jeunes en taule dès 12 ans relevait du « bon sens »

[34] http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=218

[35] Quid, dans ces cas-là, des quelques dizaines de dictateurs africains ? Sont-ce des « Noirs atténués », eux aussi ?

[36] François Lonchampt et Alain Tizon, Votre révolution n’est pas la mienne, Arles, 1999, p. 65 (ouvrage disponible sur le Net : http://ecritscorsaires.free.fr/article.php3.3.html ). Pour ce qui est des Etats-Unis, Alexis de Tocqueville constatait déjà en 1840 : « L’aspect de la société américaine est agité, parce que les hommes et les choses changent constamment, et il est monotone, parce que tous les changements sont pareils. » (De la démocratie en Amérique II, Paris, Gallimard, 2006, p. 314 ; également disponible sur le Net : http://classiques.uqac.ca/classiques/De_tocqueville_alexis/democratie_2/democratie_tome2.html ).

[37] Comité invisible, L’insurrection qui vient, Paris, La Fabrique, 2007, p. 76 (ou en ligne : http://www.lafabrique.fr/IMG/pdf_Insurrection.pdf ).







Ce texte peut être librement reproduit, traduit ou adapté, même sans indication d’origine.


Dernière édition par Le Gauchiste le Mar 9 Déc - 1:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Mar 9 Déc - 1:00

Apparemment, j'ai appuyé là où ça fait mal concernant le mouvement des "Indigènes"! J'viens de recevoir ce mail:

Citation :
De : Le Bougnoulosophe (indigenes.du.royaume@gmail.com)
Envoyé : lun. 08/12/08 21:05
À : sinistrespectacle@hotmail.fr ; shadycrunky@gmail.com

« Ni flicaille ni racaille », « lutte contre le terrorisme et impérialisme »..., le nininisme est la figure de style par excellence de la petite bourgeoisie, voilà d'où ils parlent...Ajoutons à cela, exception culturelle françaouie oblige, la défense à tout crin de la « laïcité », ce symbole même de l' appareil idéologique d'état... En France même Superdupont peut devenir libertaire... Il n'y a pas à dire les autonomes français, et leur « critique sociale d'élevage », sont les plus bêtes du monde ! Ce qu'ils sont : des mutins de Panurge qui se prennent pour des Bakounine, des rebellocrates, nés le cul dans le beurre, qui travaillent, sans le savoir, pro deo, comme « pieds nickelés » pour les R.G... Avec eux le mot de Debord prend tout son sens: « le spectacle est d'abord une misère avant d'être une conspiration » !


edit: On notera la graaaande cohérence de l'auteur de ce mail, qui reproche aux autonomes de "travailler sans le savoir" pour les RG, alors qu'il fait partie d'un mouvement qui en est honteusement rendu à mendier des places supplémentaires pour les musulmans aux Renseignements Généraux. C'est l'hôpital qui se fout de la charité!
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Mer 18 Fév - 5:16

Afghanistan: 17.000 soldats américains supplémentaires


il y a 2 heures 39 min
AFP


Le président américain Barack Obama a annoncé mardi l'envoi d'environ 17.000 hommes supplémentaires en Afghanistan d'ici à l'été, commençant à tenir la grande promesse faite pendant la campagne de mener une autre politique étrangère.

"Pour faire face à d'urgents besoins en matière de sécurité, j'ai accédé à la requête du secrétaire (à la Défense Robert) Gates qui demandait le déploiement d'une brigade expéditionnaire de Marines au printemps et d'une brigade Stryker (blindée) de l'Armée de Terre et des forces de soutien nécessaires cet été", a indiqué M. Obama dans un communiqué.

Selon un responsable de la Défense, une brigade de Marines compte environ 8.000 hommes, une brigade de l'Armée de Terre de 3.500 à 4.000 hommes. Les effectifs de la force de soutien se chiffreront à environ 5.000 hommes, dont l'ordre de mission sera signé un peu plus tard, a dit un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Les Etats-Unis ont déjà 38.000 soldats en Afghanistan, sur les 70.000 au total de la force internationale.

Selon un responsable de l'administration, l'objectif est de déployer les 17.000 hommes avant la présidentielle du 20 août, qui s'annonce comme un moment éminemment délicat.

Il s'agit de la première décision majeure prise par M. Obama en matière de déploiement de soldats depuis son investiture le 20 janvier.

M. Obama commence ainsi à tenir l'une de ses grandes promesses électorales: transférer l'effort militaire d'Irak, où son prédécesseur George W. Bush a engagé une guerre qu'il réprouvait, à l'Afghanistan, premier front selon lui du combat contre l'extrémisme.

Dans son communiqué, M. Obama indique que le retrait qu'il prévoit des troupes américaines d'Irak lui donne la "souplesse" indispensable pour renforcer les effectifs en Afghanistan.

M. Obama affirme que l'Afghanistan n'a pas reçu l'attention et les ressources que les circonstances réclament d'urgence.

La décision, singulièrement annoncée sans grande solennité, répond à la "détérioration" de la situation afghane, dit M. Obama.

Mais il insiste aussi sur le danger venu du Pakistan voisin, qui sert de base arrière aux insurgés combattant en Afghanistan et où l'intensification des activités extrémistes en général est devenue un sujet de préoccupation grandissant pour le gouvernement américain.

M. Obama rappelle qu'il a ordonné une révision de la stratégie américaine pour l'Afghanistan, mais aussi pour le Pakistan et plus largement pour la région.

M. Obama souligne que la décision annoncée mardi ne préempte aucunement l'issue de ce réexamen, alors que le commandement américain en Afghanistan a demandé jusqu'à 30.000 troupes supplémentaires.

La divulgation de cette nouvelle stratégie semble très proche, et M. Obama passe communément pour devoir annoncer qu'il accède à la demande de 30.000 hommes supplémentaires.

M. Obama souligne cependant que sa stratégie sera "globale", qu'elle portera non pas seulement sur le combat contre les talibans, mais aussi sur le développement d'un pays qui reste parmi les plus pauvres au monde.

Dans son communiqué, M. Obama dit sa volonté d'agir de concert avec les alliés des Etats-Unis, une manière de rappeler l'effort entrepris par son gouvernement pour obtenir d'eux qu'ils s'engagent davantage en Afghanistan.

M. Obama devait soulever la question afghane au Canada jeudi lors de son premier déplacement étranger en tant que président. Le Canada a signifié qu'il mettrait fin en 2011 à la mission de ses 2.750 soldats. Dans un entretien accordé à la chaîne canadienne CBC, M. Obama a exprimé l'"espoir" mardi de recevoir [le soutien] d'Ottawa à sa "stratégie d'ensemble", ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il demandera à M. Harper de reconsidérer la décision de retrait.






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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Mer 18 Fév - 16:21

clair que c'est une énorme escroquerie cette élection, pire que Sarkosy niveau démagogie.

Sinon, un p'tit tract de Nabe sur Obama, moins classiste que ton texte donc moins intéressant, mais ça reste complémentaire.

http://marc.edouard.nabe.free.fr/enfin_negre_nabe.pdf
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Jeu 19 Fév - 0:06

Salut "hot sauce" sa faisait longtemps...

-Je pense que d'ici un an(ou moins), beaucoup de gens seront redescendu sur terre à propos d'Obama enfin j'espère!
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Ven 20 Fév - 2:07

Ouais, hot sauce, ça faisait longtemps! Qu'est-ce que tu deviens?

Il y a de bonnes choses dans le texte de Nabe. Et, à côté de ça, des propos franchement douteux. Par exemple, quand il écrit: "Tout pour Israël ! 78 % de Juifs Amerloques ont voté pour lui. On peut leur faire confiance: ils n’auraient pas élu un nègre s’ils n’avaient pas été sûrs qu’il soit leur man..."
... Or, à chaque présidentielle depuis des décennies, les Juifs américains votent massivement Démocrate. Donc ce score de 78% n'a strictement rien d'exceptionnel. Et rien ne dit que les positions pro-israéliennes de Obama expliquent le score qu'il a obtenu chez les Juifs américains (qui, à proportion, ne soutiennent pas plus les politiques israéliennes que leurs compatriotes WASP).
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Ven 20 Fév - 16:57

ouai ça roule Wink


http://www.dailymotion.com/search/nabe%252Bindigene%252Bduhamel/video/x8ex8g_chez-fog-nabe-bouteldja-duhamel-hir_news

vidéo chez FOG avec entre autres Nabe et Bouteldja du MIR où je les ai trouvés mauvais voire franchement nuls…entre Bouteldja et son délire racialiste/victimaire où elle voit dans chaque blanc un profiteur de l’ "impérialisme/néo-colonialisme" francais Laughing Laughing et Nabe qui trouve rien de mieux que de se sentir insulté pk on lui dit qu il est blanc…fait il des séances d’UV chaque semaine pour remédier à son complexe ? lol!
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Mar 24 Fév - 2:13

Sur le même thème, une interview d'un certain Walther Benn Michaels sur le site de Marianne...



Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?
Walter Benn Michaels : Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?
Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?
Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont pas tous de la même couleur ou du même sexe.
Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?
La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».
De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?
Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.
Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l’envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?
Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.
Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Mer 22 Juil - 14:06

Ahah...



Sondage: retour à la réalité pour les Américains après la vague d'espoir soulevée par l'élection de Barack Obama

il y a 2 heures 49 min
AP


Même si une majorité d'Américains continuent de soutenir la politique conduite par Barack Obama, un sondage montre que la dure réalité a repris ses droits après l'immense vague d'espoir soulevée par l'élection du premier noir à la Maison Blanche.

Selon un sondage réalisé par GfK pour l'Associated Press, 55% des Américains soutiennent toujours Obama mais le nombre d'Américains qui commencent à sérieusement douter qu'il puisse mener à bien quelques-unes des tâches qu'il s'est donné augmente. Et d'autres Américains estiment de plus en plus qu'il s'est attelé à trop de questions et trop tôt.

Et le pourcentage de personnes sondées qui pensent qu'Obama peut améliorer l'économie a dégringolé à 19 points de pourcentage par rapport à l'euphorie des jours précédents son investiture.

Ce sondage a été réalisé du 16 au 20 juillet auprès d'un échantillon de 1.006 adultes (804 par téléphone et 202 par téléphone portable) avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 points de pourcentage. AP

Sur le Net: http://www.ap-gfkpoll.com
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MessageSujet: Re: Barack Obama: l'effroyable imposture   Aujourd'hui à 20:03

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Barack Obama: l'effroyable imposture
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