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 Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?

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Le Gauchiste
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MessageSujet: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 22 Mar - 0:21

Quand le Dalaï Lama était au pouvoir, 95% des Tibétains pouvaient être vendus comme des marchandises
Zang Yanping




Lorsque le Dalaï Lama et la classe des propriétaires étaient au pouvoir au Tibet, 95% de la population étaient des serfs féodaux, sans aucun droit humain. Ils pouvaient être vendus comme des marchandises. Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise. Il était interdit de sortir de sa classe.

Titre original : La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
14 novembre 2007
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
« L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.

Xinhua News Agency
(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)
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Le Gauchiste
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 22 Mar - 0:40

Parce qu’un mec qui a du temps à perdre à discuter des heures avec Richard Gere, Isabelle Adjani ou Séverine Ferrer est forcément un con.

Parce qu’on nous a déjà fait le coup des « combattants de la liberté » avec l’Afghanistan.

Parce que pour le un million trois cent milles tibétains qui vivent au Tibet, la modernisation imposée par les Chinois contre l’obscurantisme théocratique lamaïque n’est pas forcément un mal.

Parce qu’un rationaliste laïc a le droit de ne pas voir dans le Dalaï-lama la quatorzième réincarnation du Boddhisattva de la compassion, mais un ramollis en pataugas au bla-bla lénifiant à côté duquel l’Abbé Pierre fait figure d’intellectuel.

Parce que l’association France-Tibet et la communauté tibétaine en France et ses amis ont un comportement de secte.

Parce que le Dalaï-lama n’est le pape que d’1% des bouddhistes du monde, et parce que le bouddhisme tibétain (véhicule de diamant) est à la fois le plus tartuffe et le moins spirituel (le plus empreint de magie) des trois bouddhismes historiques.

Parce que le bouddhisme est, de toutes façons, une sagesse individualiste, égoïste (pas d’équivalent bouddhiste de la Croix Rouge ou du Croissant Rouge) qui ne débouche sur aucune solution aux problèmes concrets actuels (les inégalités dues à l’exploitation économique).

Parce que la plus grande communauté des bouddhistes vivent en Chine, nullement persécutée, et que les Tibétains doivent le meilleur de leur bouddhisme lamaïque au Chinois Tsong-Kha-pa.

Parce qu’avant d’être convoitée par la Chine, le Tibet était sous domination anglaise, et qu’un impérialisme n’a fait qu’en chasser un autre (le Dalaï-lama ayant toujours été pro-anglo-saxon tandis que son alter-ego, le Panchen-lama, était pro-chinois).

Parce que si l’obscurantisme religieux du lamaïsme tibétain fait rêver les cons avides d’exotisme ici, ces mêmes cons ne verraient pas du tout du même œil une France soudain replongée dans le Moyen Age et le pouvoir des moines.

Parce que les Tibétains qu’on entend ici sont toujours les 80'000 nantis de la diaspora sponsorisée par les pires droites occidentales pour leur anti-communisme viscéral, et rarement les Tibétains qui vivent et travaillent au Tibet.

Parce qu’un Prix Nobel de la paix ne prouve rien, puisqu’on a pu en décerner un à Henry Kissinger.

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, que j’invite le lecteur à aller chercher lui-même en lisant simplement les différents articles consacrés au Tibet, au lamaïsme et au bouddhisme dans les diverses encyclopédies où la complexité du problème n’est pas occultée par sa médiatisation grossière – j’emmerde le Dalaï-lama et tous les bouddhistes de pacotille avec lui !

Alain Soral
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 22 Mar - 0:57

A PROPOS DE LA SITUATION A LHASSA


A l’approche des J.O. de Pékin, la campagne anti-chinoise prend de l’ampleur comme on pouvait s’y attendre. Les Etats-Unis, qui ont de loin le plus fort taux de citoyens incarcérés (surtout des Noirs, comme par hasard) par rapport à la population totale, et qui pratiquent ouvertement la torture à Guantanamo, donnent des leçons de “droits de l’homme” à la République populaire chinoise.
Celle-ci a surtout le tort, à leurs yeux, de défendre ses intérêts nationaux sans subordonner son développement au “nouvel ordre mondial” voulu par Washington.
Bush est aidé dans cette tâche par l’Union européenne, dont la principale occupation est de broyer les acquis sociaux de ses Etats membres et de piétiner les référendums français et néerlandais qui avaient recalé la constitution européenne.
Aujourd’hui, l’impudence des pays capitalistes dominants est à son comble: ceux qui occupent et martyrisent l’Irak, ceux qui soutiennent les massacres de Palestiniens par l’armée israélienne, ceux qui ont détruit, occupé et dépecé la Yougoslavie, se permettent de conseiller la “modération” à la Chine à propos de la situation au Tibet! Balayez devant votre sanglante porte messieurs les impérialistes!
Concernant le Tibet, le PRCF invite d’abord les progressistes à être plus que vigilants à l’égard des “informations” délivrées par les médias capitalistes: on se souvient en effet de la manière dont les médias du capital ont aidé à déclencher la guerre contre l’Irak ou à déstabiliser la Roumanie en diffusant d’énormes mensonges sans oublier l’incendie du
Reichstag que Goering avait tenté d’attribuer aux communistes! On se souvient aussi de la manière dont est systématiquement utilisée une image montrant un jeune chinois face à un tank sur la place Tienanmen:; il s’agit pour nos médias d’”héroïser” la “résistance” des “étudiants chinois” face à l’armée populaire chinoise (sic) alors qu’en
réalité, dès l’image suivante, jamais montrée aux téléspectateurs, l’ “étudiant” entre tranquillement dans le tank car il fait manifestement partie de son équipage.
D’autre part le PRCF rappelle qu’il n’y a jamais eu, d’une part, une méchante Chine populaire envahissant le Tibet et d’un autre côté, un gentil Etat tibétain tourné vers la “spiritualité”. En réalité, avant l’union de la Chine et du Tibet, ce territoire était livré à une barbare exploitation féodale, aux superstitions magiques les plus grossières, au cléricalisme monacal le plus moyenâgeux et à la misère de masse.
Les communistes sont des partisans de principe du “droit des nations à disposer d’elles-mêmes” (Lénine), mais ce droit ne saurait être associé au “droit”‘ pour les impérialistes de déstabiliser les pays qui échappent à son emprise et d’aider à y rétablir, sous couvert d’indépendance nationale, les anciennes classes féodales dépossédées par la Révolution chinoise. Ce sont ces classes privilégiées, les pires ennemies qui soient des ouvriers et des paysans du Tibet, qui poussent l’actuel Dalaï Lama à prendre la tête d’une révolte dont on ne voit que trop, par son encadrement clérical et par les soutiens douteux qu’elle obtient en Occident, qu’elle ne profitera ni à la République populaire de Chine, ni aux peuples du Tibet.
Plus que jamais la lutte pour l’indépendance nationale des peuples ne saurait être détachée de la lutte pour le socialisme, contre l’impérialisme et contre le capitalisme.

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sherk
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 22 Mar - 1:47

Le PRCF ces des stals sa non? Pour eux la chine est ''communiste'' ces les mémes que le PTB en belgique!!!


Il est certain que nos trés chéres démocrachie,sont mal placé pour faire la morale........Mais bon.
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 22 Mar - 3:23

sherk a écrit:
Le PRCF ces des stals sa non? Pour eux la chine est ''communiste'' ces les mémes que le PTB en belgique!!!

Ouais, j'confirme: ce sont des staliniens! Mais ça n'empêche pas qu'une fois de temps en temps, ils disent des choses intelligentes.

Il faut être assurément idiot pour considérer la Chine comme un pays communiste. Mais c'qui est sûr, c'est que les USA et leurs alliés trouvent que la Chine n'est pas suffisamment capitaliste* (!!! ) et soumise aux puissances impérialistes**, donc ils adoptent vis-à-vis de cet État la même politique qu'hier vis-à-vis de l'Union Soviétique: soutien à tous les opposant de droite à la dictature stalinienne (donc soutien à la racaille féodale et cléricale du Tibet) mais chèque en blanc accordé à cette même dictature pour massacrer tous ses opposants de gauche.


* Cf. le peu d'empressement de Pékin à ouvrir le secteur bancaire chinois ou, récemment, l'adoption d'une loi qui tend à rendre obligatoire les contrats de travail et encourage les contrats à durée indéterminée.

** Cf. l'intransigeance de la Chine quant à la question taïwanaise.


Dernière édition par Le Gauchiste le Sam 22 Mar - 3:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 22 Mar - 3:34

Le Bolchévik nº 179


Mars 2007


Pour la défense militaire inconditionnelle de la Chine !

Les tests d’armements chinois piquent au vif les impérialistes

Le 11 janvier, un missile chinois percutait un vieux satellite météorologique chinois, quelque 800 kilomètres au-dessus du centre spatial de Xichang. Cet exercice représentait une avancée significative dans la capacité de l’Etat ouvrier déformé chinois à se défendre contre une première frappe nucléaire de l’impérialisme américain. La menace d’une telle attaque s’est accrue avec les plans de Washington pour le déploiement, dans la partie asiatique du Pacifique, d’un « système de défense antimissile » utilisant des satellites.

Les gouvernements américain, britannique et japonais ont poussé de hauts cris après ce test réussi. Avec un sacré culot, un porte-parole du Conseil national de sécurité de Bush a déclamé que « Le développement et le test de telles armes par la Chine est incompatible avec l’esprit de coopération auquel nos deux pays aspirent dans le domaine de l’espace civil. » L’écrasante puissance militaire du gouvernement américain, qui dépasse de loin celle de ses rivaux impérialistes, sans parler de celle de la Chine, inclut une militarisation générale de l’espace. En octobre dernier, l’administration a dévoilé une nouvelle « politique nationale de l’espace » (contresignée par Bush deux mois auparavant) proclamant le droit unilatéral de Washington à « interdire, si nécessaire, aux adversaires l’utilisation de capacités spatiales hostiles aux intérêts nationaux américains ». En fait, cette politique vise principalement à empêcher la Chine de développer des armes antisatellites.

Derrière le battage impérialiste sur une mythique « agression » chinoise se cache un vrai problème militaire. La machine de guerre américaine est devenue très dépendante d’un vaste réseau de satellites pour le renseignement, les communications, la navigation et la précision des tirs. Les Etats-Unis possèdent ou contrôlent plus de la moitié des 845 satellites commerciaux et militaires actifs actuellement en orbite. Des dizaines d’entre eux opèrent sur des orbites basses similaires à celle du satellite chinois Fengyun 1C qui vient d’être détruit. D’après Aviation Week and Space Technology (21 janvier), qui a révélé le test antisatellite chinois, l’armée chinoise peut maintenant « menacer de façon crédible les satellites de reconnaissance et d’imagerie et d’autres satellites mis en œuvre par les Etats-Unis, le Japon, la Russie, Israël et l’Europe ». En outre, selon un responsable américain, la Chine a récemment « flashé » des satellites américains avec un laser terrestre, ce qui révèle sa capacité potentielle de les mettre hors service. Sur des orbites nettement plus hautes se trouvent les satellites du Global Positioning System du Pentagone, un réseau vital, et d’autres engins spatiaux.

La Ligue communiste internationale (LCI), dont la Spartacist League/U.S. est la section américaine, se prononce pour la défense militaire inconditionnelle de la Chine et des autres Etats ouvriers bureaucratiquement déformés, la Corée du Nord, le Vietnam et Cuba, contre les agressions impérialistes et la contre-révolution intérieure. Nous soutenons le développement par la Chine et la Corée du Nord d’armes nucléaires et de vecteurs permettant de les utiliser, en raison de leur rôle essentiel pour la défense de ces Etats ouvriers. La force atomique chinoise, qui aligne environ 200 têtes nucléaires et probablement une vingtaine de missiles balistiques intercontinentaux capables d’atteindre les Etats-Unis, constitue une dissuasion contre les meurtriers génocidaires américains qui en 1945 ont transformé Hiroshima et Nagasaki en champs de ruines radioactives.

La Chine est depuis la Guerre de Corée une cible de l’arsenal atomique américain, qui compte actuellement environ 10 000 têtes nucléaires. Pendant plusieurs décennies, la force nucléaire de l’Union soviétique a dissuadé les impérialistes de lancer leurs bombes meurtrières. Depuis la destruction contre-révolutionnaire de l’Etat ouvrier dégénéré soviétique en 1991-1992, Washington a redirigé une bonne partie de ses forces stratégiques vers la cible chinoise, le plus puissant des derniers pays où le capitalisme a été renversé. Les forces spatiales du Pentagone sont conçues pour garantir sa capacité de première frappe en anéantissant toute riposte.

Il convient de noter que les récents tests d’armements auxquels ont procédé la Chine et la Corée du Nord ont été menés alors que les Etats-Unis sont enlisés dans leur occupation meurtrière de l’Irak. D’ailleurs, la principale objection du Parti démocrate à la politique irakienne de Bush est qu’elle détourne les ressources de cibles stratégiquement plus importantes, comme la Chine.

En même temps, les Etats-Unis ont entrepris d’encercler la Chine sous couvert de lutte contre le « terrorisme ». Pékin a traîtreusement rejoint la « guerre contre le terrorisme » des impérialistes au nom de la préservation de ses rapports économiques avec les Etats-Unis. Ceux-ci ont maintenant des installations militaires en Asie centrale, sur le flanc ouest de la Chine, et ils ont renforcé leur présence militaire aux Philippines. L’administration Bush a conclu l’année dernière un pacte nucléaire avec l’Inde, et en 2005 elle a renoué ouvertement des relations militaires avec l’Indonésie. En Australie, qui joue depuis longtemps le rôle de partenaire subordonné des opérations planétaires du Pentagone, d’immenses bases américaines sont en construction à Bradshaw et à Yampin Sound.

La Chine dans le collimateur des impérialistes

La Révolution chinoise de 1949 a renversé le pouvoir des capitalistes et des propriétaires terriens, et arraché le pays le plus peuplé du monde aux griffes des puissances impérialistes qui tenaient depuis longtemps la Chine sous leur férule. Bien que déformée dès l’origine par le pouvoir d’une bureaucratie stalinienne parasite, la Révolution chinoise a jeté les bases de la collectivisation de l’économie, avec comme résultat un immense progrès social pour les ouvriers, les femmes et les paysans. La destruction de l’Etat ouvrier chinois est un objectif stratégique pour les puissances capitalistes qui voudraient transformer la Chine en une vaste zone d’exploitation sans limite pour y faire des superprofits. A la poursuite de la contre-révolution, les impérialistes accroissent leur pression militaire contre la Chine, et en même temps approfondissent leur pénétration économique du pays en profitant des « réformes de marché » de Pékin.

La défense des Etats ouvriers contre l’impérialisme est sapée par le pouvoir des bureaucraties staliniennes nationalistes, dont la politique est résumée dans le dogme de la « construction du socialisme dans un seul pays ». Les staliniens sont contre la lutte pour la révolution prolétarienne internationale, et poursuivent à la place la quête futile d’une « coexistence pacifique » avec l’impérialisme. Un exemple criant est le partenariat traître de Pékin avec les Etats-Unis, le Japon et d’autres puissances pour essayer de désarmer la Corée du Nord. Après le test nucléaire réussi par la Corée du Nord en octobre dernier, la Chine, de façon criminelle, a voté des sanctions contre Pyongyang au Conseil de sécurité de l’ONU.

La bureaucratie stalinienne chinoise a joué un rôle non négligeable dans la destruction de l’Union soviétique, qui était le bastion industriel et militaire du monde non capitaliste. A la suite de la brouille entre Moscou et Pékin qui a commencé à la fin des années 1950, Mao Zedong a cherché à conclure une alliance avec l’impérialisme américain contre l’Union soviétique. Cette alliance a été scellée quand Mao a rencontré le Président américain républicain Richard Nixon en 1972, alors que les bombes américaines pleuvaient sur le Vietnam et le Cambodge. En 1979, quatre ans seulement après la victoire des héroïques ouvriers et paysans vietnamiens, la Chine, dirigée par Deng Xiaoping, a envahi le Vietnam, tirant les marrons du feu pour l’impérialisme américain. Cette alliance permit aux Etats-Unis, sous Ronald Reagan, d’ajouter à leur arsenal antisoviétique la plus grande partie des armes nucléaires auparavant braquées contre la Chine, en même temps qu’elle immobilisait en Extrême-Orient une quantité significative de forces soviétiques.

Après la disparition de l’URSS, la Chine s’est trouvée une fois encore dans le collimateur de Washington. Une directive signée par le Président démocrate Clinton en 1997 élargissait la liste des cibles nucléaires du Pentagone en Chine. Depuis qu’il a rendu public en 2001 un « bilan de situation nucléaire » qui incluait la Chine parmi sept pays visés par d’éventuelles attaques nucléaires, le Pentagone, d’après la Federation of American Scientists, a positionné dans le Pacifique cinq sous-marins nucléaires porteurs d’environ 720 têtes nucléaires, dont certains armés de missiles Trident II ultramodernes.

Poursuivant leurs propres ambitions, les impérialistes japonais, qui avaient colonisé avec brutalité la Corée en 1910 et occupé la plus grande partie de la Chine avant la Deuxième Guerre mondiale, se sont lancés dans un programme d’expansion militaire dont les principales cibles sont la Corée du Nord et la Chine. Le 9 janvier, le gouvernement de Shinzo Abe a rétabli, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, un Ministère de la « Défense » à part entière, avec toute autorité pour déployer l’armée outre-mer. C’est un pas significatif vers la mise au rebut de l’Article 9 de la constitution de l’après-guerre imposée par les Etats-Unis – depuis longtemps violé en pratique – qui interdit au Japon d’entretenir une force militaire. D’après le Japan Times (22 décembre 2006), le Japon et les Etats-Unis ont signé en décembre dernier un accord « pour l’échange de données topographiques mondiales détaillées – une initiative qui vise apparemment à partager des informations spécifiquement sur la Corée du Nord et la Chine ». Le Japon se prépare aussi à lancer ce mois-ci un quatrième satellite-espion qui complètera son système de surveillance mondiale.

Le point où s’exerce le plus directement la pression militaire impérialiste sur Pékin est [l’île] capitaliste de Taïwan vers laquelle la bourgeoisie vaincue, sous le commandement du généralissime Chiang Kai-shek, un tueur sanglant, a fui la Révolution de 1949. En février 2005, les Etats-Unis et le Japon ont publié une déclaration politique commune qui déclarait que Taïwan était une « question de sécurité mutuelle » et annonçait un repositionnement de leurs forces militaires, notamment le déploiement régional de systèmes antimissiles balistiques. En réponse à ces dangereuses provocations, la Spartacist League/U.S. et le Groupe spartaciste du Japon avaient publié une déclaration commune affirmant :

« Depuis la Révolution chinoise de 1949, d’où est issu l’Etat ouvrier déformé chinois, Taïwan est pour l’impérialisme américain un poste avancé de ses menées contre-révolutionnaires, de ses menaces militaires et de ses ingérences dans les affaires intérieures chinoises, par l’intermédiaire de la bourgeoisie chinoise fantoche. Taïwan fait depuis très longtemps partie intégrante de la Chine et nous, trotskystes, serons aux côtés de la Chine en cas de conflit militaire avec l’impérialisme sur la question de Taïwan. »
(Workers Vanguard n° 844, 18 mars 2005)

On annonce maintenant qu’en février, les Etats-Unis et le Japon discuteront d’un « plan opérationnel commun pour leurs armées » pour la défense de Taïwan (Japantoday.com, 4 janvier).

Pékin tend la main à la bourgeoisie de Taïwan en préconisant sa réunification avec la Chine selon la formule « un pays, deux systèmes ». Le régime stalinien nationaliste s’engage ainsi à préserver le capitalisme sur l’île, comme il l’a fait à Hongkong après le retour de cette ex-colonie britannique sous contrôle chinois en 1997. En opposition aux staliniens et aux forces réactionnaires qui appellent à l’indépendance de Taïwan, la LCI appelle à la réunification révolutionnaire de la Chine : une révolution socialiste pour exproprier les capitalistes taïwanais, et une révolution politique ouvrière pour chasser la bureaucratie de Pékin et instaurer un régime de démocratie ouvrière et d’internationalisme révolutionnaire.

La politique spatiale actuelle de Washington s’oppose aux traités proposés par la Chine et la Russie pour interdire « l’introduction d’armes dans l’espace ». L’administration Bush a clairement l’intention d’y introduire beaucoup plus d’armes encore. Les démocrates, l’autre parti de l’impérialisme américain, et des porte-voix bourgeois comme le New York Times préconisent un traité sur les armes spatiales qui serait pour eux un meilleur moyen de limiter les capacités de la Chine et de protéger l’avantage américain. Edward Markey, le co-président démocrate du comité spécial de la Chambre des représentants sur la non-prolifération, déclarait le 20 janvier que « les satellites américains sont le ventre mou de notre sécurité nationale, et il est urgent que le Président Bush entreprenne de garantir leur protection en prenant l’initiative d’un accord international pour interdire le développement, les essais et le déploiement d’armes spatiales et de systèmes antisatellites. »

Pour défendre et étendre les acquis de la révolution sociale en Chine, en Corée du Nord, au Vietnam et à Cuba, il faut lutter pour la révolution prolétarienne dans les centres impérialistes. La défense des derniers Etat ouvriers contre l’impérialisme et la contre-révolution est essentielle pour mobiliser le prolétariat, aux Etats-Unis et au Japon, contre ses propres exploiteurs. Chaque avancée dans les capacités militaires des Etats ouvriers fait gagner du temps au prolétariat international. C’est seulement quand des révolutions ouvrières mettront les capacités technologiques et industrielles avancées des pays développés au service d’une économie planifiée internationale que l’on aura jeté la base d’une société socialiste d’abondance matérielle. Dans ce but, la LCI lutte pour construire des partis trotskystes révolutionnaires, éléments d’une Quatrième Internationale reforgée.

– Traduit de Workers Vanguard n°885, 2 février 2007

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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Dim 23 Mar - 1:21

Le Gauchiste a écrit:
sherk a écrit:
Le PRCF ces des stals sa non? Pour eux la chine est ''communiste'' ces les mémes que le PTB en belgique!!!

Ouais, j'confirme: ce sont des staliniens! Mais ça n'empêche pas qu'une fois de temps en temps, ils disent des choses intelligentes.

Il faut être assurément idiot pour considérer la Chine comme un pays communiste. Mais c'qui est sûr, c'est que les USA et leurs alliés trouvent que la Chine n'est pas suffisamment capitaliste* (!!! ) et soumise aux puissances impérialistes**, donc ils adoptent vis-à-vis de cet État la même politique qu'hier vis-à-vis de l'Union Soviétique: soutien à tous les opposant de droite à la dictature stalinienne (donc soutien à la racaille féodale et cléricale du Tibet) mais chèque en blanc accordé à cette même dictature pour massacrer tous ses opposants de gauche.


* Cf. le peu d'empressement de Pékin à ouvrir le secteur bancaire chinois ou, récemment, l'adoption d'une loi qui tend à rendre obligatoire les contrats de travail et encourage les contrats à durée indéterminée.

** Cf. l'intransigeance de la Chine quant à la question taïwanaise.


Oui ils sont assurément idiot......Et que la Chine ne soit pas asser ''capitaliste''pour le moment je veut bien le croire!!
Mais d'après ce que j'ai lu la Chine est membre l'OMC depuis 2001.Il est fort probable que dans quelques années la Chine soi officiellement ''capitaliste''
Sauf si l'état ouvrier Chinois,qui est quant méme très déformé,ce fait balayé par le peuple.
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Lun 31 Mar - 0:25

sherk a écrit:
Le Gauchiste a écrit:
sherk a écrit:
Le PRCF ces des stals sa non? Pour eux la chine est ''communiste'' ces les mémes que le PTB en belgique!!!

Ouais, j'confirme: ce sont des staliniens! Mais ça n'empêche pas qu'une fois de temps en temps, ils disent des choses intelligentes.

Il faut être assurément idiot pour considérer la Chine comme un pays communiste. Mais c'qui est sûr, c'est que les USA et leurs alliés trouvent que la Chine n'est pas suffisamment capitaliste* (!!! ) et soumise aux puissances impérialistes**, donc ils adoptent vis-à-vis de cet État la même politique qu'hier vis-à-vis de l'Union Soviétique: soutien à tous les opposant de droite à la dictature stalinienne (donc soutien à la racaille féodale et cléricale du Tibet) mais chèque en blanc accordé à cette même dictature pour massacrer tous ses opposants de gauche.


* Cf. le peu d'empressement de Pékin à ouvrir le secteur bancaire chinois ou, récemment, l'adoption d'une loi qui tend à rendre obligatoire les contrats de travail et encourage les contrats à durée indéterminée.

** Cf. l'intransigeance de la Chine quant à la question taïwanaise.


Oui ils sont assurément idiot......Et que la Chine ne soit pas asser ''capitaliste''pour le moment je veut bien le croire!!
Mais d'après ce que j'ai lu la Chine est membre l'OMC depuis 2001.Il est fort probable que dans quelques années la Chine soi officiellement ''capitaliste''
Sauf si l'état ouvrier Chinois,qui est quant méme très déformé,ce fait balayé par le peuple.

Effectivement, l'entrée de Pékin dans l'OMC il y a quelques années est un signe qui ne trompe pas quant à l'évolution du régime chinois...
Quant à l'État ouvrier chinois: très très déformé, effectivement! mrgreen
Mais les conquêtes issues des grandes luttes ouvrières et paysannes du 20ième siècle - et ayant, jusque là, survécu au tournant droitier opéré par la bureaucratie - n'en méritent pas moins d'être défendues.
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Lun 31 Mar - 0:30

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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Lun 31 Mar - 19:56

elle dit quoi en gros la vidéo...???
(j'ai beaucoup beaucoup de mal avec l'anglais...)

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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Mar 8 Avr - 16:34

[admin] a écrit:
elle dit quoi en gros la vidéo...???
(j'ai beaucoup beaucoup de mal avec l'anglais...)

Pour résumer, la vidéo, elle dit:
- que la Chine est une nation multiethnique et multiculturelle, qu'y vivent des Han, des Mongols, des Coréens, des Musulmans, des Tibétains...
- que le Tibet faisait partie de la Chine bien avant que les USA, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande soient fondés par les Européens
- qu'en conséquence, les Occidentaux auront une légitimité à demander à la Chine de quitter le Tibet seulement le jour où ils auront quitté, eux, le continent américain, l'Australie, la Nouvelle-Zélande...
- que lorsque la Chine a (ré)occupé le Tibet, en 1950, elle a aboli un régime féodal moyenâgeux
- que la dalaï-lama n'a pas digéré de voir tous ses privilèges (de classe) abolis par le régime chinois
- que le dalaï-lama est financé par la CIA - dont le but est de démanteler la Chine
- que le gouvernement chinois dépense 40 millions de $ par an pour le développement du Tibet
- que l'Occident réserve à la Chine le même sort qu'à la Yougoslavie
- que la Grande-Bretagne n'aura aucune leçon à donner tant que l'Irlande du Nord et l'Écosse ne seront pas des pays indépendants
- que, dans un souci de cohérence, les américains blancs devraient tous faire leurs bagages et retourner vivre en Europe
- que le Canada devrait organiser un référendum sur l'indépendance du Québec (voire que les Canadiens d'origine européenne devraient laisser le pays aux Indiens)
- que les "Australiens" devraient cesser de traiter les aborigènes comme de la merde ou, eux aussi, rentrer en Europe
- qu'il y a eu "100 morts" dans les émeutes au Tibet, mais que la question est: "qui attaque qui?" (ceux qui ont fait la vidéo veulent souligner ici le fait que les émeutes avaient un caractère raciste et religieux: les Chinois et les Musulmans étaient pris pour cibles (13 ont été assassinés), des mosquées ont été incendiées...)
- que le dalaï-lama et ses maîtres occidentaux peuvent être fiers, que les médias occidentaux passent leur temps à remettre en cause la souveraineté des autres pays
- qu'il faut que les Occidentaux comprennent que les Chinois n'accepteront pas de voir leur pays devenir la prochaine Yougoslavie.
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Mar 8 Avr - 20:48

merci Wink

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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Mer 9 Avr - 0:07

...et que Robert Ménard est un sacré imbécile, ils le disent pas dans la vidéo? Laughing
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Mer 9 Avr - 0:36

hot sauce a écrit:
...et que Robert Ménard est un sacré imbécile, ils le disent pas dans la vidéo? Laughing

Non! Par contre, Mélenchon l'a dit!

"Vous ne me repeindrez pas en fusilleur chinois simplement parce que j'émet une pensée critique sur tout ça... et d'ailleurs, surtout, sur certains de vos collègues, comme M. Ménard, qui s'est singularisé dans la Terre entière pour être un spécialiste de la défense... avancée des positions des États-Unis d'Amérique. Il est allé faire le clown à Olympie, ce que ne demande même pas le dalaï-lama... hein! Il y a donc des gens qui sont extraordinairement avancés quand il s'agit de ces causes-là. Eh ben moi, je l'attend à Guantanamo votre collègue!..."
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Mer 9 Avr - 0:56

ok merci pour ta vidéo..il est remonté le mélenchon Smile ..sinon y a un livre probablement intéressant sur RSF que j ai pas lu, et qui s'intitule La Face cachée de Reporters sans frontières De la CIA aux faucons du Pentagone de Maxime Vivas...à lire je pense.
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Jeu 10 Avr - 12:18

Citation :
qu'en conséquence, les Occidentaux auront une légitimité à demander à la Chine de quitter le Tibet seulement le jour où ils auront quitté, eux, le continent américain, l'Australie, la Nouvelle-Zélande...

ok, on est bien d'accord sur ce point : nous sommes loin d'un probleme d'ordre éthique et de valeurs. Les valeurs pronées par l'occident et celles défendus par la chine sont discutables des deux cotés de part l'historiques en tout cas).

les enjeux sont davantages géo-politiques et civilisationnels. ne sombrons pas de le panoccidentalisme ou dans son contraire Wink
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Ven 11 Avr - 11:58

Moi ce qui me dérange avec les critiques envers la Chine,ces que si les jeux avait lieu aux USA personne ne dirait rien(malgré Guantanamo,l'irak etc.....)et le simple fait de le faire remarqué,me vaut de me faire qualifié de pro dictature Chinoise.Comme quoi le monde est noir et blanc lol!
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Ven 11 Avr - 16:24

Darkzapatiste a écrit:
les enjeux sont davantages géo-politiques et civilisationnels. ne sombrons pas de le panoccidentalisme ou dans son contraire Wink

c'est quoi le pan-occidentalisme scratch 1ere fois que j entends ce terme…sinon pour aller dans le sens de sherk, le fait de critiquer les tibétains ne signifient pas que la Chine serait un paradis, il s agit juste de faire remarquer que le soudain intérêt en faveur du Tibet de la part des médias et donc de la pensée unique est avant tout géopolitique, pro-ricain et pour faire chier les Chinois (comme au Darfour d ailleurs)..que au final y a rien de pire que cette fausse tolérance, intéressée du discours dominant envers le Tibet, qu il y’a quelque chose d’assez gerbant à les voir faire leurs numéros en bons Mutins de Panurge de service avec la bonne conscience qui va avec…et pour revenir au JO, il me semble qu’il y avait pas toute cette agitation lors des JO d Atlanta de 96 organisé par un pays qui compte plus de prisonniers qu’en Chine par exemple…après si on insiste un peu plus sur la critique du Tibet, c est avant tout par esprit de contradiction et par souci d’équilibre.
Sans oublier mais là je divague un peu l’éternel refrain sur les vertus de l olympisme où le sport serait vecteur d intégration, de tolérance et de respect blabla…et mon cul sur la commode !! ou au contraire d’un fasciste qui se cacherait derrière chaque sportif Shocked
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 10:52

Honnétement la seule chose qui me dérange reste la monté en puissance de la chine qui a obtenu les jeux sur sont territoire moyennant certains contrats. Cette montée en puissance depuis plus de 15 ans me fait assez peur..
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 11:50

par rapport à quoi au juste ça te fait peur? leur compétitivité, la perspective d'une guerre froide avec les USA, la bombe atomique (il me semble que la Chine ne l a pas encore Question ), le non-respect des droits formels ou autre...
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 13:17

Pour la Chine et la bombe atomique: ils l'ont depuis 1964. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles l'impérialisme américain ne se risque pas à attaquer directement ce pays, et doit le faire plus discrètement... Par exemple, en soutenant les "combattants de la liberté" (lol!) tibétains et Taïwan (qui est à la Révolution chinoise ce que Coblence a été à la Révolution française).


edit: 2 remarques sur la propagande merdiatique actuelle autour du Tibet.

1°) Il s'agit pour la bourgeoisie française de faire diversion: pendant que ses merdias parlent du Tibet, ils ne disent rien ou pas grand chose des "sujet qui fâchent". Par exemple: les suppression de postes dans l'Éducation nationale (contre lesquelles des dizaines de milliers de lycéens ont manifesté jeudi à Paris), la contre-réforme des retraites, les flics qui assassinent en France, les militaires qu'on envoie occuper l'Afghanistan, l'augmentation du prix du gaz, les plans de licenciement (en novlangue: plans de sauvegarde de l'emploi (!!)) dans le secteur privé...
La bourgeoisie française voit assurément d'un bon oeil les braves citoyens qui ont manifesté ces dernières semaines en faveur d'un obscurantisme religieux...



2°) J'mentionnais dans un autre topic le fait que, dans les années 80, LO et la LCR avaient repris à leur compte la propagande de "leur" bourgeoisie au sujet des islamistes qui combattaient l'Armée Rouge en Afghanistan, en les qualifiant de "combattants de la liberté". Ces organisations prétendument d'extrême-gauche refont le même coup avec la question tibétaine: tout ce qu'ils trouvent à reprocher à Sarkozy et ses sbires, c'est de ne pas soutenir la "cause" tibétaine de manière assez explicite (c'est-à-dire qu'ils doublent le gouvernement par la droite).


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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 16:06

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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 18:04

si l'admin peut me virer celui la, oups


Dernière édition par Darkzapatiste le Sam 12 Avr - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 18:06

hot sauce a écrit:
par rapport à quoi au juste ça te fait peur? leur compétitivité, la perspective d'une guerre froide avec les USA, la bombe atomique (il me semble que la Chine ne l a pas encore Question ), le non-respect des droits formels ou autre...

Non par rapport à la fin d'un monde bipolaire avec l'effondrement de l'union soviétique. C'est à dire que le courant de pensée des années 90 devenait la "fin de l'histoire", le systeme démocratique devait se propoger de façon universelle et la guerre était amenée à disparaitre(les démocraties ne pouvant se battre entre elle) en gros l'avenement d'une civilisation univelle.
Cependant depuis 2000, on se vite compte qu'il n'y a pas qu'une civilisation mais plusieurs (8 à 10 selon les experts).

Actuellement ce qui est dérangeant c'est que de façon exponentielle, plus ses civilisations se modernisent et plus elle se détachent de l'occident en éffectuant un repli sur leur propre identité culturelle et religieuse.
D'un point de vue internationale l'avenir ressemblera davantage à un futur médiéval qu'un futur de peuples en institution internationale
Les risques de tentions sont énormes aux frontieres de ses civilisations.

Voila ce qui fait peur c'est "l'éternel retour" les conflits de demain ne seront pas des conflits de peuples ou de nations mais d'une intensité tout autre
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MessageSujet: Re: Tibet: et si le gouvernement chinois avait raison?   Sam 12 Avr - 23:13

Darkzapatiste a écrit:

Actuellement ce qui est dérangeant c'est que de façon exponentielle, plus ses civilisations se modernisent et plus elle se détachent de l'occident en éffectuant un repli sur leur propre identité culturelle et religieuse.
D'un point de vue internationale l'avenir ressemblera davantage à un futur médiéval qu'un futur de peuples en institution internationale
Les risques de tentions sont énormes aux frontieres de ses civilisations.

Voila ce qui fait peur c'est "l'éternel retour" les conflits de demain ne seront pas des conflits de peuples ou de nations mais d'une intensité tout autre

J'avoue ne pas trop saisir le lien entre la "non-fin de l'histoire" et le conflit Chine/Tibet..
Pour ce qui est des conflits du XXIeme siècle, c'est possible et on peut pas dire que la Haute bourgeoisie fasse grand chose pour prendre une autre voie en financant tous ces Hommes/partis très réactionnaires/fascisants; après d'un certain point de vue, c'est peut etre moins pire que la pacification généralisée avec une superpuissance mais bon les 2 perspectives sont pas très réjouissantes..
Enfin quand tu dis "plus ses civilisations se modernisent et plus elle se détachent de l'occident en éffectuant un repli sur leur propre identité culturelle et religieuse", je me demande si c'est pas l inverse où la modernité va de pair avec une "occidentalisation" des moeurs, des systeme politiques etc.. quand au rejet, quand il se manifeste est ce une si mauvaise chose ? j aurai tendance à penser que c est un moindre mal et assez logique au vu de ce qui se passe.

PS: de manière générale, j ai pas trop pigé ton post donc j ai peut etre mal interprété ce que tu voulais dire, à moins que ton post était très clair, et dans ce cas j'avoue ne pas trop savoir quoi en tirer.
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