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 pascua lama

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Michazl
Invité



MessageSujet: pascua lama   Mer 8 Fév - 4:21

C'est bizarre, j'pensais en avoir parlé sur ce forum...

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Michazl
Invité



MessageSujet: Re: pascua lama   Jeu 6 Juil - 19:39

up!

L’exploitation minière canadienne soulève la controverse à l’étranger
En Amérique du Sud, une compagnie projette de délocaliser des glaciers


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Joan Delaney
La Grande Époque
jeudi 6 juillet 2006

Imaginez ceci : une vallée fertile au pied des Andes chiliennes, baignant dans l’eau pure de trois immenses glaciers qui nourrissent les bosquets de raisins, d’avocats et d’olives.

Maintenant, imaginez si ce paysage incluait une énorme mine à ciel ouvert pour extraire 17,6 millions d’onces d’or et d’argent qui sont enterrés sous les glaciers…
C’est ce qui se passe en réalité dans la vallée Huasco, au Chili, où Barrick Gold, une compagnie de Toronto, a reçu l’approbation environnementale en février dernier pour poursuivre des plans ambitieux pour son projet de Pascua Lama, en haut dans les Andes. La construction commencera en septembre. Cependant, les autorités environnementales chiliennes ont rejeté l’aspect le plus controversé de la mine, c’est-à-dire, le plan de Barrick de transférer les trois glaciers afin d’accéder à l’or se trouvant en dessous.

La première proposition de Barrick était de transférer les trois glaciers et de les fusionner à un plus gros glacier se trouvant à plusieurs kilomètres au sud. Ensuite, dans un rapport soumis à la Regional Environmental Commission (Commission environnementale en région) en novembre 2005, la compagnie a indiqué qu’elle aurait besoin d’enlever seulement cinq hectares de glaciers au lieu des dix prévus, et que les cinq hectares restants fondraient naturellement avec le temps, donnant ainsi accès à l’or. C’est durant cette période que Barrick a commencé à considérer les glaciers comme des «réserves de glace», un jeu de mots qui, au dire des environnementalistes, servent à minimiser l’importance des glaciers.

Mais certains fermiers locaux, des organisations environnementales, des églises et groupes communautaires s’opposent avec force au projet de faire déplacer les glaciers de quelque façon que ce soit, croyant que cela menacerait l’écosystème, l’agriculture et la qualité de l’eau dans la vallée.

Puisque le projet traverse la frontière entre le Chili et l’Argentine (il s’agit du premier projet minier binational au monde), il y a eu des protestations contre la mine dans les deux pays, incluant un blocus du côté argentin. Le site de la mine sur le territoire argentin s’appelle Valdero. Après qu’une lettre et une pétition ayant plus de 18 000 signatures s’opposant à la mine ont été soumises au gouvernement chilien en novembre 2005, les policiers ont chargé sur les manifestants lorsqu’ils ont tenté de poser des morceaux de glace représentant les glaciers menacés en face du palais gouvernemental. Il y a eu d’autres protestations à Santiago et Vallenar.

Jamie Kneen, coordonnateur des communications à Miningwatch Canada, explique qu’il y a des inquiétudes non seulement sur le drainage acide des mines et la filtration des produits contaminants dans les nappes phréatiques, mais aussi sur la quantité d’eau, parce que le projet consommera une énorme quantité d’eau dans une région déjà aride. Il ajoute que malgré l’opposition et les protestations par les groupes locaux, ni le gouvernement chilien ni le gouvernement argentin n’ont été ouverts au «dialogue démocratique ou à la discussion» au sujet de Pascua Lama.

«Du côté argentin, le ministre des Mines et le gouverneur provincial ont accusé les environnementalistes d’être des éco-terroristes et d’être contre le développement», mentionne M. Kneen. «Ils ne sont pas intéressés à se pencher sur la question, ils sont intéressés à promouvoir l’exploitation minière et, malheureusement, ils ont beaucoup de soutien.»

M. Kneen précise que les Diaguitas, un peuple indigène qui a été dépossédé d’une partie de son territoire pour le projet Pascua Lama, ont fait appel aux tribunaux. Les concessions minières ont été octroyées à Barrick sans leur consultation. Il ajoute que le groupe a aussi des problèmes de nature légale avec les Mines Noranda, une autre compagnie canadienne opérant au Chili.

Antonia Fortt, ingénieure environnementale chez l’ONG Oceana à Santiago, explique qu’il n’est pas clair comment la compagnie pourra accéder à l’or sans déplacer les glaciers. Barrick avait l’intention au départ de les détruire carrément, ajoute-t-elle. Même si Oceana et d’autres ONG ont tenté de protéger les glaciers, selon elle, ceux-ci ont déjà subi des dommages en raison de l’exploration de grande envergure menée par Barrick.

«Nous savons qu’ils ont commencé certaines opérations avant de recevoir une approbation. Il y a eu des explosions. Ils ont construit une base pour hélicoptère, ils ont commencé à construire des routes, et nous savons qu’une portion des glaciers a disparu.»

Outre les risques de pollution des nappes phréatiques, Mme Fortt exprime qu’il y a de quoi s’inquiéter au sujet de la possibilité d’accidents lors du transport de cyanure – un produit toxique utilisé pour séparer l’or de la roche – à la mine par camion à travers la vallée et le long des routes montagneuses. Elle affirme que des accidents impliquant le déversement accidentel de cyanure ont eu lieu dans une autre mine appartenant à Barrick, au Chili.

Barrick est devenue la plus grande compagnie d’extraction d’or dans le monde suite à sa récente acquisition de Placer Dome Inc.

Personne à Barrick Gold n’était disponible pour faire des commentaires au moment de ce reportage. Mais une page de renseignements sur les travaux à Pascua Lama, publiés sur le site Internet de la compagnie, prétend «qu’elle s’engage à respecter des critères élevés» et que la mine apportera «des bénéfices économiques et sociaux importants et soutenables» aux communautés des deux côtés de la frontière. Elle poursuit aussi que Barrick doit rencontrer plus de 400 conditions pour pouvoir bâtir et opérer à Pascua Lama, incluant «des engagements et contrôles très rigoureux afin de protéger des glaciers/champs de glace et des ressources en eau».

«Ce n’est pas suffisant d’avoir une résolution des autorités environnementales disant qu’ils ne peuvent déranger les glaciers», affirme Mme Fortt. «Nous pensons vraiment qu’ils devraient être surveillés, mais cela ne se produira pas.»

Appels à la responsabilité

Une série de tables rondes sur la responsabilité sociale corporative, tenues à différents endroits au Canada cette année, pourraient aider à amener un changement sur la façon dont les compagnies minières canadiennes conduisent leurs opérations à l’étranger. Un coordonnateur de Halifax Initiative Coalition impliqué dans les débats, Fraser Reilly-King, soutient que les tables rondes ont été créées à la suite de douze recommandations «assez progressives» faites par le Comité permanent des Affaires étrangères et du commerce international en juin 2005.

Les organisations de la société civile impliquées dans les tables rondes demandent au gouvernement d’exiger des compagnies canadiennes d’exploitation minière, pétrolière et du gaz qu’elles respectent certains critères quand elles opèrent dans d’autres pays. Elles veulent que les compagnies suivent les critères définis clairement en matière des droits de l’homme et de l’environnement comme condition au préalable pour recevoir une assistance financière et politique. Elles veulent également la présentation d’une loi tenant les compagnies canadiennes et leurs directeurs au Canada responsables s’ils ne respectent pas ces critères outre-mer.

M. Reilly-King affirme que des compagnies canadiennes d’extraction ont été impliquées dans des dommages environnementaux et des violations des droits de l’homme dans plus de 30 pays. Dans plusieurs cas, a-t-il dit, la réalité est que le gouvernement du pays d’accueil et les compagnies minières se préoccupent seulement des investisseurs.

«Ce n’est pas à propos de la communauté, ce n’est pas à propos des gens qui sont affectés», ajoute M. Reilly-King. «Tandis que vous espérez que les compagnies se contrôleront elles-mêmes, finalement elles allègueront qu’elles ne sont redevables qu’à leurs actionnaires et à personne d’autre.»

Radhika Sarin, coordinateur de la campagne internationale chez Earthworks, déclare que les petites compagnies minières sont aussi connues pour la négligence de leurs responsabilités, un cas à l’appui étant la mine Summitville au Colorado. En 1992, Galactic Mines, une compagnie canadienne, a déclaré faillite et a fermé Summitville. Des écoulements de cyanure de la mine de 3300 hectares durant sa période d’opération ont détruit 25 km de la rivière Alamosa. Mais Galactic s’est retirée, laissant aux contribuables américains la facture de réclamation.

Earthworks, située à Washington, D.C., et Oxfam America ont lancé une campagne mondiale pour les consommateurs appelée No Dirty Gold («Pas d’or sale»), visant à presser les détaillants de bijoux à fournir une alternative à l’or extrait de façon irresponsable et réformant les «modes de fonctionnement remplis de maladresse» de certaines compagnies minières, explique Radhika Sarin. Les groupes ont remis un ensemble de principes de base auxquels les compagnies minières devraient adhérer, tels que le respect de certains critères sociaux, de l’environnement et des droits de l’homme.

Radhika Sarin fait valoir qu’avec 80 % du marché de l’or allant dans les bijoux, No Dirty Gold espère gagner de l’influence auprès des compagnies minières par l’entremise des bijouteries. Au cours des deux années depuis le début de la campagne, huit bijoutiers géants, incluant Tiffany et Cartier, se sont engagés à vendre de l’or extrait de façon plus responsable. No Dirty Gold affirme qu’environ 20 000 tonnes de déchets miniers sont générées pour produire un seul anneau en or, tandis que des milliers de familles dans le monde ont été déplacées pour laisser la voie aux opérations minières qui causent des «destructions environnementales massives».

Bien que Radhika Sarin reconnaisse que les compagnies minières pourraient être réticentes à introduire des changements si cela voulait dire une réduction de leurs profits, elle précise que les réformes sont «très faisables» étant donné les prix élevés de l’or cette année. Établie en Australie, BHP Billiton, une des plus grosses compagnies minières au monde, a maintenant une politique écrite stipulant qu’ils ne se débarrasseront pas de déchets miniers dans les océans ou autres étendues d’eau.

«La nature de l’exploitation minière fait en sorte qu’il y aura toujours un impact, mais la discussion devrait porter sur comment la faire de façon à ce que l’impact environnemental soit minimisé», souligne Radhika Sarin. «La question est de faire en sorte que lorsque les opérations d’une mine ferment et que la compagnie quitte, les sources d’eau et les terres agricoles dans cette région ne soient pas contaminées.»


http://french.epochtimes.com/news/6-7-5/4528.html
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